Ariane lancera le premier satellite de l’Azerbaïdjan (Figaro)

L’Azerbaïdjan a choisi, vendredi, la fusée européenne Ariane 5 pour mettre sur orbite son premier «satellite national» de télécommunications plutôt que ses concurrentes russes, Proton ou Zenit. «C’est la première fois qu’une république de l’ex-Union soviétique signe un contrat de lancement avec une société occidentale» se réjouit Jean-Yves Le Gall, le PDG d’Arianespace, joint ce dimanche par Le Figaro.

Second motif de satisfaction: depuis le 1er janvier, sur un marché de 16 lancements de satellites commerciaux vers l’orbite géostationnaire, Arianespace en a remporté dix. «Nous avons déjà atteint la fourchette basse de nos objectifs pour 2010 alors même que l’année n’est pas terminée», poursuit Jean-Yves Le Gall. Quatre à cinq négociations devraient se conclure d’ici au 31 décembre.

Pesant environ 3 tonnes, le satellite azerbaïdjanais, construit par la firme américaine Orbital, fournira un large éventail de services, notamment de télévision, sur tout l’Azerbaïdjan mais aussi l’Asie centrale, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Le lancement, depuis le Centre spatial de Kourou (Guyane française), aura lieu avant fin 2012.

«Nous sommes sûrs que l’expérience et le savoir-faire d’Arianespace sont la garantie d’un lancement réussi pour notre premier satellite national», a déclaré vendredi Ali Abbasov, ministre des Communications et des Technologies de l’Information de la République d’Azerbaïdjan qualifiant l’opérateur européen de «référence dans le transport spatial».

De fait, après le tir réussi du 28 octobre dernier, et malgré la perte de l’un de ses deux satellites, dont elle n’est pas responsable (nos éditions du 30 octobre 2010), Ariane 5 reste sur une impressionnante série de 39 succès d’affilée, dont quatre cette année. Deux autres missions sont encore prévues les 26 novembre et 21 décembre prochains.

«Cet été, alors que nous étions encore en pleine discussion, nous avons invité nos interlocuteurs azerbaïdjanais à venir à Kourou pour assister au lancement du 4 août. Ils avaient été impressionnés par la maîtrise de nos équipes sur place, confie Jean-Yves Le Gall. Plus que le prix, je pense, au final, que c’est ce qui a fait la différence par rapport à nos concurrents ainsi que notre réactivité puisque nous serons prêts dans deux ans.»

Avec un carnet de commandes bien rempli, représentant 21 lancements d’Ariane 5, soit trois ans d’activité, la success story du premier lanceur mondial de satellites commerciaux se poursuit. Et cela, en dépit de la crise du crédit ouverte fin 2008. «Pour qu’elle continue, il faut que les États membres de l’Agence spatiale européenne réaffirment leur soutien», estime Jean-Yves Le Gall en rappelant qu’«Ariane tire vers le haut une industrie de très haute technologie qui représente plus de 10.000 emplois hautement qualifiés à travers l’Europe.»

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