AF447: Les boites noires seraient localisées (Liberation)

Le ministère de la Défense a confirmé, ce jeudi matin peu avant 8 heures, l’information révélée ce matin par plusieurs radios. La Marine nationale pense avoir pu localiser, de trois à cinq kilomètres près, les boîtes noires de l’Airbus A330 qui assurait le vol AF447.

L’appareil, qui faisait la liaison Rio-Paris, s’était abîmé en pleine nuit dans l’Atlantique, le 1er juin 2009, causant la mort des 228 passagers.

D’après RTL, la Marine nationale aurait travaillé avec des enregistrements sonores existants qu’elle aurait réécoutés à l’aide d’un nouveau logiciel ultra-perfectionné. Et aurait ainsi retrouvé, en début de semaine, l’écho des balises.

«Une piste grâce à un sous-marin»

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a prévenu le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau. Ce dernier s’est montré prudent, jeudi, assurant qu’il y avait bien une piste… à vérifier. «J’ai eu hier soir un contact avec mon collègue ministre de la Défense, Hervé Morin, et avec l’amiral (Pierre-François) Forissier (chef d’Etat major de la Marine, ndlr) me disant qu’il y avait une piste grâce à un sous-marin sur la localisation des enregistreurs», a-t-il expliqué sur LCI.

Selon Europe 1, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), en charge de l’enquête technique, doit encore vérifier l’information sur place. «Nous avons été informés par Dominique Bussereau (secrétaire d’Etat aux Transports) que la marine nationale aurait localisé les boîtes noires. Cette information doit être à présent vérifiée et validée par nos équipes au Bourget (siège du BEA) et avec nos équipes sur les bateaux», a ensuite confirmé à l’AFP une porte-parole du BEA.

Une localisation qui devra se faire de manière visuelle, les boîtes noires n’émettant plus de signaux depuis plusieurs mois.

Une troisième phase de recherche

Fin avril, Dominique Bussereau avait demandé au BEA de poursuivre ses recherches en mer pour retrouver les débris de l’avion. «Cette ultime phase de recherches a pour objectif de se donner une dernière chance de retrouver les boîtes noires, qui permettraient d’expliquer les conditions de l’accident de l’AF447 en juin dernier», expliquait le secrétaire d’etat aux Transports. Le BEA a décidé de prolonger jusqu’au 25 mai sa troisième phase de recherche.

Seules les boîtes noires, ou enregistreurs de vol, qui contiennent les informations techniques et les dernières conversations de l’équipage, permettraient d’éclairer sur les causes exactes de l’accident. Pour l’heure, le BEA estime que les sondes Pitot (sondes de vitesse), défectueuses, étaient «l’un des facteurs» du crash mais ne pouvaient l’expliquer à elle seules.

Les nouvelles recherches seront financées par le constructeur de l’avion – l’européen Airbus – et la compagnie aérienne à hauteur de 1,5 million d’euros chacun. Les deux entreprises ont déjà déboursé conjointement 10 millions d’euros pour les recherches.

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