Crash du vol Rio-Paris : la maintenance mise en cause (Le Monde)

L’enquête judiciaire sur l’accident du vol AF447 qui reliait Rio à Paris confirme que les sondes de vitesse ont contribué au crash mais met aussi en cause la maintenance. Le crash de cet Airbus A330 d’Air France le 1er juin avait fait 228 morts. En décembre, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) avait pointé du doigt les sondes de vitesse fabriquées par Thales et dont le remplacement a depuis été exigé par l’Agence européenne de sécurité aérienne. Parallèlement avait été ordonnée une enquête judiciaire qui, selon Libération (article payant) met également en cause l’entretien de ces sondes Pitot.

Le journal a pu se procurer un rapport préliminaire des cinq experts judiciaires qui confirme que le givrage des sondes mesurant la vitesse de l’avion est un “élément contributif” du crash, mais sans qu’il soit possible pour l’instant d’identifier “avec précision les faits qui ont conduit à l’accident”.

Fait nouveau, les experts mettent aussi en avant le “temps (heures de vol et/ou durée calendaire) écoulé depuis le dernier entretien des sondes”, autrement dit la maintenance de ces pièces. Les autorités françaises, indique Libération, imposent l’entretien des sondes tous les 21 mois alors que le Canada, suite à des incidents de givrage sur des avions Bombardier, a décidé en 2008 de réduire ce délai à 600 heures de vol, soit environ quatre mois.

LES SONDES ET LA MÉTÉO NE SONT PAS LES SEULES CAUSES

Les experts ne croient pas toutefois que les sondes et la météo soient les seules causes de l’accident, qui s’était produit en pleine nuit. “La recherche d’autres éléments probants est nécessaire”, concluent-ils. Interrogé sur Europe 1, Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France, a dit ne pas avoir connaissance de ce rapport préliminaire mais a assuré que sa compagnie avait respecté toutes les procédures.

Il a ajouté qu’il ne lui appartenait pas de dire s’il fallait changer ces règles, puisque “c’est le rôle des autorités et des constructeurs”. Seule l’analyse des enregistrements contenus dans les botes noires de l’avion permettrait de savoir si une erreur de pilotage peut aussi être en cause mais celles-ci reposent toujours au fond de l’océan.

Vendredi soir, Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports a demandé au BEA, de poursuivre ses recherches au large du Brésil avec le concours d’Air France et d’Airbus. Les deux premières campagnes de recherches, du 10 juin au 10 juillet puis entre le 27 juillet et le 17 août, avaient coûté neuf millions d’euros. Seuls des débris, dont l’empennage de l’avion, ont été repêchés, ainsi qu’une cinquantaine de corps. Dans son rapport de décembre, le BEA avait conclu que l’A330 ne s’était pas disloqué mais avait percuté la surface de l’eau presque à l’horizontale, avant de sombrer. Le BEA a prévu un nouveau point le 4 mai après évaluation de la situation. Selon Libération, le rapport définitif des experts judiciaires sera remis en décembre.

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