Premières Soyuz vers Kourou (Figaro)

Espace «Soyuz inside» : c’est avec cette mention peinte en lettres blanches sur sa splendide coque bleu Klein que le Colibri a quitté samedi soir le port de Saint-Pétersbourg (Russie). Destination : la Guyane française qu’il devrait rallier dans une quinzaine de jours. Ce puissant cargo de la Compagnie maritime nantaise transporte à son bord deux exemplaires de la mythique fusée russe dont le premier tir, depuis le centre spatial de Kourou, est programmé «au deuxième trimestre de 2010», selon les déclarations à l’AFP du PDG d’Arianespace, Jean-Yves Le Gall.

Ce vol inaugural marque une étape importante dans la coopération politique et industrielle entre la France, la Russie et l’Europe. Initialement prévu en octobre 2008, il a dû être reporté à plusieurs reprises à cause notamment du retard à la livraison, par une société russe qui a fait faillite, du portique mobile nécessaire au lancement de la fusée sur son nouveau pas de tir. Ce dernier, situé dans la commune de Sinnamary, près de Kourou, est au jourd’hui «en voie d’achèvement», a as suré M. Le Gall. Réalisé sous maîtrise d’ouvrage du Centre national d’études spatiales (Cnes), son coût, d’environ 400 millions d’euros, est supporté par l’Agence spatiale européenne (284 millions) et Arianespace (121 millions).

Chargée de commercialiser les vols de la fusée Ariane et bientôt ceux de Soyouz depuis Kourou, Arianespace prévoit entre deux et quatre tirs de la fusée russe par an. En plus du premier qui doit mettre sur orbite le satellite de télécommunications britannique Hylas, deux autres vols sont programmés en 2010 (satellite d’observation de la Terre Pléiades du Cnes et les deux premiers satellites de Galileo, le GPS européen). À ce jour, Arianespace a commandé 14 exemplaires de Soyouz à l’industriel russe TsSKB Progress. Grâce à son positionnement proche de l’équateur, la Guyane permettra au lanceur le plus capé du monde, avec un record de près de 1750 tirs (dont ceux de Spoutnik et de Youri Gagarine en 1957 et 1961), de placer trois tonnes de charge utile en orbite géostationnaire, contre 1,7 tonne seulement depuis le cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan d’où il décolle actuellement. «Les lancements de Soyouz en Guyane sont commercialisés autour de 70 millions d’euros» , a précisé M. Le Gall, contre 160 millions d’eu ros pour Ariane 5. Mais cette dernière peut emporter deux satellites en orbite géostationnaire.

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