Les satellites ne connaissent pas la crise (Challenges)

Cette industrie devrait connaître une croissance de 7% cette année en raison de la demande des opérateurs télécoms et bouquets télévisuels. La crise, quelle crise? La Satellite Business Week, le grand raout annuel du secteur du satellite qui se déroule du 7 au 10 septembre à Paris, confirme la bonne santé d’une industrie dont la croissance devrait atteindre 7% en 2009 et se maintenir à 5% en 2010, selon Euroconsult. “Le marché souffre beaucoup moins qu’à l’explosion de la bulle Internet en 2000-2002, constate Pacôme Revillon, directeur général de ce cabinet spécialisé. La demande des opérateurs de télécoms et des bouquets de chaînes télé reste très robuste.”

Le flot n’est pas près de se tarir: près de 1.200 satellites devraient être construits et lancés entre 2009 et 2018, soit un marché potentiel de 125 milliards d’euros. “Notre stratégie est de remplacer les satellites arrivant en fin de vie par des satellites de plus grande capacité, explique Jean-Paul Brillaud, directeur général délégué de l’opérateur Eutelsat. Nous visons une augmentation de capacités de 30 % en trois ans.” Les lancements gouvernementaux (défense et applications civiles) et scientifiques devraient assurer une grande stabilité au marché, en lissant les cycles des satellites de télécoms.

En ces temps de crise mondiale, ces performances frisent l’insolence. Pourquoi un tel boom? D’abord, parce que les opérateurs doivent renouveler leur flotte de satellites: les trois quarts de ces engins spatiaux sont construits pour en remplacer d’autres, l’espérance de vie d’un satellite oscillant entre dix et quinze ans. Ensuite, l’industrie peut aussi compter sur la forte demande des marchés émergents (Asie, Europe centrale, Amérique latine, Afrique). “Le secteur est porté par la multiplication des chaînes de télévision par satellite, par l’essor de la télévision haute définition et de l’Internet à haut débit”, indique Giuliano Berretta, le patron d’Eutelsat.

Et l’Europe dans tout ça? Elle est bien placée pour profiter du dynamisme du secteur, avec deux constructeurs de satellites qui captent, bon an, mal an, la moitié du marché des satellites de télécoms (Thales Alenia Space et EADS Astrium); et deux des trois plus gros opérateurs de satellites (SES et Eutelsat). Sans oublier un leader mondial des lanceurs, Arianespace, qui ne risque pas de chômer: près d’une douzaine de contrats ont déjà été signés depuis le début de l’année, et le carnet de commandes représente trois années de lancements.

par Vincent Lamigeon, journaliste à Challenges.

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