Le pas de tir de la fusée russe Soyouz en cours d’achèvement en Guyane

KOUROU (Guyane française) (AFP 18 mai 2009) — Les travaux de construction du pas de tir du lanceur Soyouz sont en cours d’achèvement près de Kourou en Guyane française, mais l’indispensable portique mobile reste à installer avant les premiers lancements prévus fin 2009.
Sur le futur pas de tir – construit sur le modèle de celui de Baïkonour, au Kazakhstan – se dressent quatre mâts destinés à protéger de la foudre le lanceur russe, quatre bras qui enserreront sa “taille” et des mâts “ombilicaux” destinés à l’alimenter.

Une imposante structure, où s’insère la table de lancement, domine la fosse destinée à évacuer les gaz de combustion lors du tir.
Le bâtiment abritant le Centre de lancement, poste de commande situé à proximité du pas de tir, a été renforcé pour protéger ses occupants en cas d’explosion de la fusée.

Le site “doit être opérationnel fin 2009”, a confirmé mercredi le PDG d’Arianespace Jean-Yves Le Gall.

Destiné à compléter la palette de services proposées par Arianespace au Centre spatial guyanais de Kourou, Soyouz s’insérera entre le lanceur lourd Ariane 5 ECA, capable de placer en orbite de transfert géostationnaire des charges utiles jusqu’à 9,5 tonnes, et le futur Vega, qui doit mettre en orbite basse équatoriale des satellites de 1,5 tonne au plus.

Soyouz pourra placer en orbite de transfert géostationnaire “des satellites de communication d’un poids allant jusqu’à 3 tonnes”, avait précisé M. Le Gall, à la veille du dernier tir réussi d’Ariane 5 depuis Kourou.

Au total 260 personnes, dont une moitié de Russes, travaillent sur le chantier qui doit être achevé rapidement, selon le directeur du Centre Soyouz guyanais André Cuenca, qui représente le Centre national (français) d’études spatiales (CNES).

Les premiers éléments du portique mobile, tour d’accès fermée qui protègera la fusée des intempéries, doivent être installés à partir de la mi-juin ou en juillet, a-t-il précisé à la presse.

Contrairement aux fusées Ariane montées à la verticale, le lanceur russe est d’abord assemblé et déplacé en position horizontale. Il ne sera redressé en position verticale qu’à 80 mètres environ du pas de tir.
Le portique mobile permettra alors d’accéder aux différents niveaux de la fusée et d’installer le satellite passager à son sommet.

“Les Russes ont la responsabilité des anciens systèmes en interaction avec le lanceur”, afin d’adapter au site de Kourou les structures nécessaires à Soyouz, explique M. Cuenca, interrogé sur la répartition des rôles pour créer, à Sinnamary, un nouveau pas de tir situé à 12 km de celui d’Ariane 5.

“Malgré la barrière de la langue, grâce à de bons traducteurs, on se comprend”, ajoute-t-il, rappelant que les ingénieurs et autres spécialistes russes ont commencé à arriver sur le site en juillet 2008.

Mais les experts russes entendent conserver les secrets de la fiabilité de la fusée Soyouz, la plus éprouvée du monde avec plus de 1.700 tirs à son actif. “Leur documentation est dans une pièce sécurisée”, avec alarme et un code d’accès qu’il ne peut obtenir, regrette-t-il.
Cependant, “on sait globalement comment leur lanceur fonctionne”, ajoute-t-il aussitôt.

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