Astéroïde menaçant : déviation ou fragmentation ?

S’il est peu probable que la Terre soit frappée par un astéroïde entrainant une catastrophe climatique globale qui peut menacer la perduration de l’espèce humaine, le risque n’est pas nul. Il faut donc se préparer.

Un risque potentiel pour la Terre

Les astéroïdes proches de la Terre préoccupent les gouvernements des grands pays ainsi que des organismes internationaux comme l’ONU. Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est moins leur détection que les mesures à prendre pour nous protéger en cas de collision annoncée. Si l’on découvre aujourd’hui qu’un objet dévastateur pour l’espèce humaine fonce vers la Terre ces prochaines années, aucune action ne serait possible pour s’en débarrasser.

Pour les spécialistes, lorsqu’une menace de ce type se matérialisera, on essayera au mieux de dévier l’objet de sa trajectoire de collision avec la Terre ou, au pire, de le fragmenter en plusieurs morceaux avec autant de chances que ces morceaux se détruisent lors de leur entrée dans l’atmosphère terrestre et/ou dévient de leur trajectoire de collision ou encore que certains d’entre eux, de tailles plus ou moins importantes, s’écrasent finalement sur la Terre. Il est important de mentionner qu’un astéroïde menaçant ne peut être “volatilisé” ainsi que pourraient le laisser croire certains films de science-fiction.

Aujourd’hui nous savons faire ni l’un, ni l’autre. C’est pourquoi, la plupart des agences spatiales des grands pays réfléchissent à ces questions. La NASA et l’ESA planchent sur des scénarii de missions visant à développer des technologies susceptibles de dévier la trajectoire d’un astéroïde, voire de fragmentation. On citera en exemple la mission Don Quichotte de l’Agence spatiale européenne qui vise à dévier de sa trajectoire un astéroïde et doter à long terme l’Europe de technologies utilisables pour de véritables missions de déviation.

Dans les 2 cas, les scientifiques se doivent d’une part de compléter les catalogues existants recensant tous les objets potentiellement dangereux dans le cadre de sondages s’étalant dans le temps, dans plusieurs longueurs d’onde et d’autre part d’approfondir de façon significative leurs connaissances sur la structure et la composition des astéroïdes.

Ces catalogues devront rassembler un maximum d’information sur ces objets comme la taille, la masse et leurs paramètres orbitaux. Mais pas seulement. Les scientifiques devront également déterminer pour chaque astéroïde s’il s’agit seulement d’un gros bloc ou d’un empilement de couches rocheuses et quelles sont les forces qui les relient entre-elles de façon à anticiper le comportement de l’objet en question si l’on est contraint de le fragmenter.

L’effet Yorp

Une autre piste de réflexion concerne l’effet Yorp, une théorie admise qui veut que la lumière solaire influence la rotation des astéroïdes. Bien que cet effet soit proche du zéro (1 milliseconde par an), il va de soit que sur plusieurs millions d’années, le gain est loin d’être négligeable. Pour les experts, il s’agit donc de voir comment accélérer le processus pour faire en sorte que l’astéroïde cible tourne si vite qu’il finisse par se briser.
[Site FlashEspace]

Advertisements
This entry was posted in space science. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s