Michalak sur Laporte

Iextrait d’interview au Monde, le 6 novembre 2007. “Son discours, ça faisait un petit moment qu’il ne passait plus. Il y a eu des matches amicaux (en août) où c’était très bien, on avait adopté un style de jeu qui était très bon. Le discours était très bon. On était sur une certaine dynamique. Mais à partir du moment où la Coupe du monde a démarré, il y a eu des différences. Ça a dû être difficile pour le coach aussi. Parce que ce n’est pas facile d’être ministre en même temps. Ça n’a pas dû être très cool pour lui. Je ne pense pas qu’il a pu évoluer dans des conditions où il pouvait vraiment se lâcher, avec une caméra qui nous suivait tout le temps… Tu ne peux pas faire deux choses en même temps. Des fois, sur certains trucs, on avait l’impression qu’on nous disait qu’il fallait jouer pour le président de la République !

Moi je joue pour les gens, pour des choses qui sont vraies, je joue pour la France d’en bas, qui galère, parce que je viens de là… Je ne vais pas jouer parce que le président a réussi à être président de la République. Lui, il a réussi, alors, nous, il faut qu’on y arrive… A un moment donné, c’est ce discours-là que je ne comprenais plus trop. Nous, les joueurs, on connaît nos motivations, on est capables de dissocier les choses, mais à un moment donné, tu n’écoutes plus. Faut pas tout mélanger.”

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