Le Conseil d’Etat autorise la poursuite des lâchers d’ours dans les Pyrénées

LEMONDE.FR | 09.05.06 | 16h21 • Mis à jour le 09.05.06 | 18h20

Le Conseil d’Etat a rejeté, mardi 9 mai, la requête des associations d’éleveurs de montagne qui s’opposent à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Le ministère de l’écologie est donc autorisé à poursuivre le lâcher de trois nouveaux plantigrades. “Les conclusions de la requête aux fins de suspension ne peuvent en l’état être accueillies”, précise l’ordonnance de la cellule des référés.

“L’ours figure bien au nombre des espèces vis-à-vis desquelles l’Etat s’est engagé sur le plan international à assurer la conservation particulière”, a déclaré le Conseil d’Etat pour justifier sa décision, prenant également en considération “la concertation conduite à l’égard des élus et des populations elles-mêmes depuis février 2005” et les “mesures prises pour prévenir et réparer les conséquences dommageables pouvant résulter du maintien de la population ursine”.

Le Conseil d’Etat avait examiné samedi en procédure d’urgence la requête de suspension de l’introduction de trois nouveaux ours slovènes dans les Pyrénées, déposée par une trentaine d’associations et de communes des Pyrénées et le conseil général de l’Ariège. Les éleveurs, qui n’ont, selon eux, pas eu le temps de prendre des mesures efficaces de protection, protestent contre un lâchage qui a lieu au moment même de la transhumance des troupeaux.

“RAMENER LE CALME DANS LA VALLÉE”

La ministre de l’écologie, Nelly Olin, a indiqué que le plan de renforcement de l’ours dans les Pyrénées se poursuivrait “dans les meilleurs délais”, précisant qu’une équipe technique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage était restée en Slovénie, prête à capturer la prochaine ourse attendue dans les Pyrénées.

François Arcangeli, le maire d’Arbas, commune de Haute-Garonne qui a accepté d’accueillir un ours slovène dans les Pyrénées le 25 avril, s’est dit “très satisfait” mardi de la décision du Conseil d’Etat. “On espère maintenant que ceux qui ont déposé ce recours en justice vont prendre acte de la légalité du plan de restauration et qu’ils vont donc le respecter”, a indiqué M. Arcangeli, également président de l’Adet-Pays de l’ours (Association pour le développement durable des Pyrénées). “J’espère que cette décision sera de nature à ramener le calme dans les vallées”, a ajouté le maire d’Arbas, précisant que la manifestation prévue le 3 juin par les pro-ours était maintenue.

Ce petit village de 250 habitants a été le théâtre le 1er avril d’une violente manifestation des opposants au plan de réintroduction de l’ours, qui ont empêché le 25 avril le lâcher de la première ourse slovène, Palouma. L’opération s’était finalement déroulée en toute discrétion dans la soirée sur la commune voisine de Burgalays. Trois jours plus tard, une deuxième ourse avait été relâchée à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Plusieurs plaintes avaient été déposées, notamment par M. Arcangeli, qui avait reçu des lettres de menaces. Dix personnes avaient été convoquées devant le tribunal correctionnel.

Avec AFP

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