Les poussières récoltées sur Wild 2 épaississent le mystère des comètes Les poussières récoltées sur Wild 2 épaississent le mystère des comètes

AFP 14.03.06 | 06h53

(also : http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/4801968.stm)

Les poussières et particules provenant de Wild 2 récoltées par la sonde américaine Stardust épaississent davantage l’origine des comètes alors que les échantillons ramenés sur Terre en janvier montrent des traces de températures extrêmes, élevées et basses, ont indiqué lundi des scientifiques. “Ce qui est assez remarquable, c’est que nous avons trouvé dans ces poussières les marques du feu et de la glace”, a résumé Donald Brownlee, le responsable scientifique de cette mission, selon un communiqué publié sur le site de la Nasa, résumant une présentation à la presse faite le même jour au Johnson Space Center (JSC) à Houston (Texas, sud). Contrairement à ce que pensaient les astrophysiciens, les comètes ne sont pas que de la glace, de la poussière et des gaz et pourraient être des corps plus complexes avec des origines variées, a ajouté ce professeur d’astronomie à l’université de Washington (nord-ouest) à Seattle. Et Wild 2 semble être un exemple de cette complexité, a encore dit Donald Brownlee. “Il semble que les comètes soient constituées d’un mélange de matériaux formés à toutes les températures et à des endroits très proches du soleil à ses débuts mais aussi très éloignés”, a observé Michael Zolensky, conservateur de Stardust et membre de l’équipe de recherche sur cette comète au JSC. Les échantillons cométaires ramenés par la sonde Stardust paraissent être un endroit surprenant pour trouver de l’olivine, une roche naturelle abondante dans le sable vert des plages d’Hawaï. Sa présence dans la queue de Wild 2 est une surprise, ont jugé ces scientifiques. Le fer, le magnésium et d’autres éléments sont des composants importants de l’olivine formé à haute température. Les échantillons de Wild 2 contiennent aussi d’autres matériaux dont la formation requiert des température élevées contenant du calcium, de l’aluminium et du titane. Stardust s’était approché à moins de 225 km de Wild 2 en janvier 2004 pour collecter sa moisson de poussières et de particules cométaires qui devraient permettre d’avoir une nouvelle compréhension de la composition des comètes et sur le fait de savoir comment elles divergent les unes des autres, ont expliqué lundi ces scientifiques. Les comètes, sorte de déchets produits lors de la naissance du système solaire il y a 4,5 milliards d’années, devraient aussi permettre de percer le mystère de ses origines. Des échantillons de Wild 2 ont été distribués à environ 150 chercheurs dans le monde pour être analysés. Les milliers de grains de poussière et particules emprisonnés dans des cubes d’aérogel sont plus fins qu’un cheveu humain. Seules deux douzaines des particules les plus grosses sont visibles à l’oeil nu. Stardust a également ramené des particules interstellaires collectées lors de son voyage aller vers Wild 2 que les scientifiques vont commencer à analyser prochainement. L’aérogel est un matériau presqu’aussi léger que l’air qui a permis de capturer cette précieuse moisson de poussières cométaires et interstellaires à grande vitesse sans les endommager. js/jr eaf.

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