Arianespace remise sur orbite après une année sans mauvaise surprise

La société européenne Arianespace, entend conserver son titre de numéro un mondial du lancement de satellites commerciaux après une année 2005 sans échec, marquée par le retour en vol de son lanceur de dernière génération, l’Ariane-5 ECA. “Les difficultés sont définitivement derrière nous. En 2005, Arianespace a retrouvé son rythme de croisière”, s’est félicité mercredi le directeur général de la société de lanceurs européens, Jean-Yves Le Gall, lors de ses voeux à la presse.

Un optimisme retrouvé trois ans après l’échec du tir inaugural de l’Ariane 5-ECA en décembre 2002, qui avait plongé Arianespace dans une passe difficile. En février dernier, le dernier modèle du groupe, version lourde de la fusée Ariane, a finalement réussi son envol. “Beaucoup de gens doutaient de notre capacité à retourner en vol en 2005”, mais “Arianespace a de nouveau une gamme de lanceurs tout à fait opérationnelle”, a commenté M. Le Gall.

Au total, Arianespace et Starsem, la filiale euro-russe qui assure la commercialisation et l’exploitation du lanceur Soyouz sur le marché international, ont placé en 2005 “un record mondial” de 11 satellites en 8 vols (5 Ariane et 3 Soyouz), “soit plus que tous nos concurrents réunis”, a indiqué le DG du groupe. La société, qui compte parmi ses actionaires le Cnes (Centre national d’études spatiales) et l’européen EADS, a dégagé pour la troisième année consécutive “un résultat de quelques millions d’euros”, pour un chiffre d’affaires de 1,050 milliard EUR, contre 657 millions EUR en 2004, a détaillé M. Le Gall.

Quant à Starsem son chiffre d’affaires s’est établi à “une centaine de millions d’euros”, avec un résultat estimé à un million d’euros. Arianespace compte poursuivre au même rythme en 2006, avec le tir de 5-6 Ariane et de 3 Soyouz. Le prochain vol sera celui d’une Ariane 5, le 21 février (lancement double Spainsat/Hotbird VII A), suivi le 14 avril du lancement du second “démonstrateur” de Galileo, Giove B, par un Soyouz.

A plus long terme, la société européenne compte atteindre 10 lancements en 2010, avec “5 à 6 tirs d’Ariane 5, 2 à 3 de Soyouz et 1 à 2 de Vega”, a souligné M. Le Gall. Le projet de construction d’un pas de tir pour Soyouz en Guyane, d’où sont actuellement lancées les fusées Ariane, “avance à grandes enjambées”, a par ailleurs affirmé le directeur général d’Arianespace, qui prévoit un premier lancement “le 21 novembre 2008”.

Sur le plan commercial, Arianespace compte rester numéro un du marché face aux concurrents existants, comme les Russes, mais aussi face aux acteurs émergents de l’industrie spatiale, la Chine et l’Inde. La société, qui affiche aujourd’hui un carnet de commandes de 42 satellites à lancer (37 pour Ariane-5 et 5 pour Starsem), estime être sortie victorieuse de la bataille tarifaire lancée par ses adversaires au moment où Arianespace était au plus bas.

“Certains compétiteurs se sont lancés dans une guerre des prix que l’on ne voit plus aujourd’hui. Entre les prix pratiqués en 2003 et aujourd’hui, il y a eu une augmentation de 30% à 40%”, a affirmé M. Le Gall. En 2005, le lanceur européen a décroché 9 nouveaux contrats, dont 7 pour Ariane et 2 pour Soyouz. Le dernier contrat en date, annoncé mercredi, prévoit le lancement du satellite de télécommunications militaires Skynet 5C pour le compte du groupe européen EADS Astrium.
AFP 04.01.06 | 17h32

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