Lancement Cloudsat et Calypso (AFP)

Lancement mercredi des satellites d’étude des nuages Calipso et Cloudsat
AFP 24.10.05 | 13h47

Les satellites Calipso et Cloudsat doivent rejoindre mercredi le “train” spatial franco-américain d’étude de l’atmosphère, dont les trois premiers “wagons” sont déjà sur les rails, en orbite à quelque 700 kilomètres au dessus de la terre. Les deux mini-satellites seront lancés par une fusée américaine Delta-II, dont le décollage de la base de Vandenberg, en Californie, est prévu le 26 octobre dans la nuit. Leur mission sera de permettre aux climatologues, en leur fournissant des images en trois dimensions, de percer les secrets des nuages et des fines particules en suspension dans l’atmosphère, les aérosols, vitaux pour la prévision du changements climatique. Satellite d’observation des nuages et des aérosols par lidar infrarouge, de 585 kilogrammes au lancement, Calipso (Cloud-Aerosol Lidar Infrared Pathfinder Satellite Observations) a été mis au point en collaboration entre les agences spatiales française et américaine, le Cnes et la Nasa. Une caméra dans le spectre visible et un imageur infrarouge complètent sa charge utile. Sa durée de vie prévue est de trois ans. Pour sa part, le “satellite à nuages” Cloudsat (848 kg au lancement), issu d’une coopération entre la Nasa et l’Agence spatiale canadienne (ASC), aura pour tâche d’étudier le rôle des nuages dans le bilan radiatif de la Terre, en produisant des profils verticaux de l’atmosphère et de la structure des nuages denses au moyen de son radar hyperfréquences embarqué. Pendant les 22 mois prévus de son fonctionnement, il mettra à la disposition des scientifiques des données, jusqu’ici inexistantes, sur l’épaisseur des nuages, qui contribueront à la détermination de leur volume et de la quantité d’eau, de neige ou de glace qu’ils contiennent. La différence entre les instruments principaux des deux satellites, semblables sur le plan théorique, tient à leur capacité de détection de longueurs d’onde différentes. Le lidar fournira ainsi des images pour les nuages fins et les aérosols, tandis que le radar permettra d’observer les nuages épais et bas. Si les scientifiques veulent mieux connaître les nuages, c’est que ceux-ci exercent une influence importante sur la quantité d’énergie solaire retenue dans l’atmosphère ou réfléchie dans l’espace. Un infime changement dans la couverture nuageuse peut fortement modifier le climat. Selon certains chercheurs, les nuages auraient même une incidence plus grande que les gaz à effet de serre et les autres facteurs liés aux changements climatiques. Calipso et Cloudsat rejoindront sur leur orbite héliosynchrone (calculée de manière à leur faire survoler la même région à la même heure solaire), à 705 km d’altitude, inclinée de 98,2 degrés, trois autres satellites, Aqua (de la Nasa), dans l’espace depuis mai 2002, et Aura (Nasa) et Parasol (Cnes), lancés respectivement en juillet et en décembre 2004. La constellation, surnommée “A Train” (Train de l’après-midi) parce que les satellites “siffleront” au-dessus de l’équateur, les uns après les autres, toujours à 13h30 locales, sera complète après le lancement du dernier “wagon” de la Nasa, Oco, prévu en 2008. Les regards croisés de ces six satellites autonomes mais complémentaires doivent livrer à la communauté scientifique une moisson de données sans précédent pour tester et améliorer les modèles de prévision numérique du temps, de la pollution et du climat.

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