Le Gall sur le ‘tourisme spatial’ – AFP

Le tourisme spatial pourrait “vite constituer un marché” (DG d’Arianespace)
AFP 18.10.05 | 09h06

Le tourisme spatial pourrait “démarrer” et “vite constituer un marché”, a estimé mardi le directeur général d’Arianespace, Jean-Yves Le Gall. “Le tourisme spatial peut sembler anecdotique, mais je pense que ça peut démarrer et le cas échéant le cercle peut devenir vite vertueux”, a-t-il déclaré à l’AFP. “Les acteurs bien installés ont toujours tendance à regarder ce type d’idées avec dédain, mais je ne suis pas dans cette position”, a affirmé le responsable du groupe européen, de passage au Japon pour participer au Congrès international d’astronautique de Fukuoka (sud). “Je pense qu’il faut attentivement suivre les évolutions dans ce domaine dont on parle beaucoup actuellement, notamment aux Etats-Unis et au Japon, même si c’est encore embryonnaire”, a-t-il poursuivi, prenant en exemple l’évolution de l’informatique personnelle. “Dans les années 70 les acteurs bien installés de l’informatique se moquaient des concepteurs d’ordinateurs personnels (PC) dans leurs garages. Trente ans plus tard, on voit ce qu’il en est, avec les grands qui ont parfois disparu et le développement qu’ont connu Apple et Microsoft”, a-t-il argué. “Si cela démarre effectivement, les conditions d’accès s’allègeront, et cela peut vite constituer un marché. Il y a aux Etats-Unis et au Japon des passionnés prêts à débourser d’importantes sommes pour s’offrir un court séjour dans l’espace”, a-t-il assuré. “Arianespace ne sera pas pionnier en la matière, nous n’avons pas lancé de préparatifs concrets. Mais si ça démarre, nous en serons”, a-t-il conclu. Le tourisme spatial est un des thèmes du congrès de Fukuoka. Dimanche, le patron du portail internet nippon Livedoor, Takafumi Horié, y a annoncé son souhait de se lancer dans cette activité d’ici 2008. Après deux Américains et un Sud-Africain, le prochain touriste de l’espace pourrait être un jeune et riche prodige de l’internet nippon, Daisuke Enomoto, qui envisage de faire le voyage en 2006. M. Le Gall a par ailleurs indiqué qu’Arianespace pensait dépasser le niveau actuel de 50% de parts de marché en 2006 sur son activité traditionnelle de lancement de satellites commerciaux, . “Nous envisageons cinq ou six lancements d’Ariane par an pour les trois ou quatre années à venir, ainsi que deux ou trois Soyouz”, a-t-il précisé. “Le marché est moins déprimé qu’on pouvait l’imaginer même s’il est plat. Au Japon particulièrement, et aux Etats-Unis, il est tiré par les besoins en satellites requis par les services de télévision haute-définition. Ce mouvement est plus long à se mettre en place en Europe”, a-t-il analysé. Les vélléités des Chinois, et des Japonais, de devenir des acteurs majeurs du lancement ne l’inquiètent pas pour le moment. “Arianespace ne propose pas qu’un lanceur, mais un véritable service complet. Il faudra un peu de temps à la Chine avant de pouvoir offrir un concept similaire”, a-t-il justifié. Arianespace, qui lancera deux satellites japonais en 2006, ne prévoit pas pour le moment de modification de son lanceur Ariane 5 (version générique et ECA), selon M. Le Gall.

Advertisements
This entry was posted in manned flight. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s