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	<title>au-trescols.net newsclips</title>
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		<title>au-trescols.net newsclips</title>
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		<title>Le premier A380 d&#8217; Air France fait ses débuts sur Paris-New York (Les Echos)</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 05:04:41 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[aviation]]></category>

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		<description><![CDATA[La compagnie française est la première en Europe à mettre en ligne le très gros porteur d&#8217; Airbus , quelques mois avant sa rivale Lufthansa. Elle devrait en recevoir trois autres d&#8217;ici à l&#8217;été prochain pour desservir Johannesburg et Tokyo.
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>La compagnie française est la première en Europe à mettre en ligne le très gros porteur d&#8217; Airbus , quelques mois avant sa rivale Lufthansa. Elle devrait en recevoir trois autres d&#8217;ici à l&#8217;été prochain pour desservir Johannesburg et Tokyo.<span id="more-647"></span></p>
<p>  C&#8217;est aujourd&#8217;hui à 11 h 45 que doit s&#8217;envoler de l&#8217;aéroport Roissy &#8211; Charles-de-Gaulle le premier Airbus A380 d&#8217;Air France à destination de New York. A son bord, 380 passionnés ayant acheté leurs billets aux enchères sur Internet, ainsi que quelque 150 invités VIP &#8211; gros clients, officiels, journalistes et dirigeants de la compagnie &#8211; et 22 membres d&#8217;équipage, pour un atterrissage prévu à 13 h 20 à l&#8217;aéroport JFK. Le montant de la recette &#8211; qui sera partiellement reversée à des associations humanitaires &#8211; n&#8217;a pas encore été dévoilé, mais l&#8217;opération a, semble-t-il, rencontré un franc succès. En moyenne, ces premiers passagers auraient déboursé un millier d&#8217;euros pour une place sur ce vol inaugural en classe économique. Mais certains ont acquitté plusieurs milliers d&#8217;euros pour les quelques sièges mis aux enchères en classe affaires. En revanche, aucun des neuf sièges de première, située au pont principal, n&#8217;a été mis aux enchères. Ce premier vol inaugural sera suivi d&#8217;un deuxième en sens inverse, samedi. La véritable exploitation commerciale de l&#8217;A380 n&#8217;interviendra donc que lundi, sous le numéro de vol AF006, avec un départ quotidien à 13 h 30.</p>
<p>Air France n&#8217;est pas le premier transporteur à opérer le superjumbo au départ de Paris. Singapore Airlines l&#8217;utilise quotidiennement au départ de Roissy depuis le 1er juin. Et, au total, 20 appareils sont déjà en service, dont 10 chez Singapore, 5 chez Emirates et 4 chez Qantas, avec plus de 3 millions de passagers transportés.<br />
Avantage compétitif</p>
<p>Mais Air France est la seule compagnie européenne à disposer pour l&#8217;heure d&#8217;un A380, qui plus est sur une ligne transatlantique. Elle en a commandé à ce jour 12 exemplaires. Sa rivale Lufthansa ne devrait recevoir son premier appareil qu&#8217;à l&#8217;été prochain. Quant à British Airways, il ne lui sera livré qu&#8217;au printemps 2012. De quoi offrir à Air France un réel avantage compétitif sur ses concurrents. Outre l&#8217;attrait de la nouveauté, l&#8217;A380 permet en effet de remplacer 2 appareils sur Paris-New York &#8211; un A340 de 272 sièges et un Boeing 777-200 de 264 sièges &#8211; avec des coûts d&#8217;exploitation inférieurs de 20 % à ceux d&#8217;un Boeing 747.</p>
<p>Au total, l&#8217;économie réalisée atteindrait de 12 à 15 millions par an. Même chose sur Paris-Johannesburg, où Air France alignera son deuxième A380 à partir du 3 février, en remplacement de deux vols quotidiens, puis sur Tokyo, entre avril et juin 2010, avec les deux exemplaires suivants. Seul regret pour Air France : l&#8217;absence de sa nouvelle classe premium voyageurs &#8211; intermédiaire entre affaires et économique &#8211; sur les premiers A380. Compte tenu des difficultés persistantes sur le programme du très gros porteur, Airbus ne pouvait prendre le risque de réaménager les appareils déjà construits. Cependant, le rythme de livraison ayant, semble-t-il, encore glissé de deux mois, les cinquième et sixième pourraient finalement en être équipés.</p>
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		<title>Satellites : des investisseurs intéressés par la filiale de Boeing en faillite (Les Echos)</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 11:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ariane(space)]]></category>
		<category><![CDATA[industry_eco]]></category>
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		<description><![CDATA[Toujours décidée à s&#8217;extirper de la faillite au printemps prochain, la société de lancement de satellites Sea Launch vient d&#8217;obtenir un peu d&#8217;argent frais. Près de cinq mois après que cette filiale de Boeing a été placée sous la protection du Chapitre 11, de mystérieux investisseurs cachés sous la dénomination de Space Launch Services ont [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=645&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Toujours décidée à s&#8217;extirper de la faillite au printemps prochain, la société de lancement de satellites Sea Launch vient d&#8217;obtenir un peu d&#8217;argent frais. Près de cinq mois après que cette filiale de Boeing a été placée sous la protection du Chapitre 11, de mystérieux investisseurs cachés sous la dénomination de Space Launch Services ont reçu l&#8217;autorisation du tribunal du Delaware d&#8217;injecter 12,5 millions de dollars : 5 millions tout de suite, et le solde début décembre. De quoi permettre à Sea Launch de tenir jusqu&#8217;à février, en payant salaires, consultants et juristes.<span id="more-645"></span></p>
<p>Pour la suite, l&#8217;avenir de la société, dont la dette dépasse 1 milliard de dollars, reste toutefois incertain. Sea Launch pourrait être cédé aux enchères courant 2010. A moins d&#8217;être repris directement par Space Launch Services. Cette entité représente des investisseurs « qui montrent un intérêt à long terme dans le spatial, pas des financiers, et qui veulent sortir Sea Launch de la faillite », assure son PDG, Kjell Karlsen, cité par le magazine spécialisé « Space News ». L&#8217;actionnaire historique Boeing, de son côté, ne semble pas désireux de remettre d&#8217;argent au pot.</p>
<p>Créé en 1995 par un ancien cadre de Boeing, Sea Launch s&#8217;est spécialisé dans les lancements de gros satellites depuis une plate-forme située dans l&#8217;océan Pacifique, au niveau de l&#8217;équateur. Outre le groupe d&#8217;aéronautique et de défense américain, qui détient 40 % du capital, le tour de table comprend le norvégien Aker (20 %), le russe RSC-Energia (25 %) et l&#8217;ukrainien SDO Yuzhnoye/PO Yuzhmash (15 %) &#8211; ces deux derniers fournissant la fusée Zenith. La société assure donc une troisième source de lancement de satellites face à Arianespace et au russo-américain ILS (Proton). Mais, à la suite de la spectaculaire explosion au décollage d&#8217;une fusée en janvier 2007, qui a endommagé la plate-forme de lancement et remis en cause tous ses plans, la société a dû demander la protection de la justice.</p>
<p>L&#8217;arrivée de Space Launch Services paraît de bon augure, quand bien même les ambitions et, surtout, les moyens de cet investisseur restent encore inconnus. « Ce sont des gens qui ont travaillé dans le passé avec un de nos partenaires, et que l&#8217;on connaît », indique Kjell Karlsen. Les clients apprécieront, à défaut d&#8217;être convaincus que le risque de liquidation se soit réduit. Car Intelsat, SES ou encore Eutelsat n&#8217;ont pas intérêt à voir le marché des lancements se résumer à un duopole. Pour bien montrer que la concurrence est nécessaire, Eutelsat n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas hésité à faire affaire avec les Chinois de Longue Marche, ce qui avait provoqué alors une réaction indignée de Jean-Yves Le Gall, le PDG d&#8217;Arianespace (« Les Echos » du 26 mars).<br />
Réduire la pénurie de lancements</p>
<p>De leur côté, Intelsat et SES demandent au gouvernement américain d&#8217;ouvrir davantage ses lanceurs aux satellites commerciaux pour réduire la pénurie de lancements. Le premier en sait quelque chose. Le décalage de la mise en orbite de son satellite Intelsat 14 sur fusée Atlas a eu un impact « significatif » sur son chiffre d&#8217;affaires des neuf premiers mois. Mieux, Intelsat n&#8217;a pas hésité, dans le cadre d&#8217;enchères, à débourser 210 millions de dollars pour l&#8217;un des deux satellites en activité de ProtoStar, un concurrent qui a dû mettre la clef sous la porte. « Croyez-moi, nous ne l&#8217;aurions pas fait sans être certains du retour sur investissement », s&#8217;est défendu son directeur général, David McGlade.</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Premières Soyuz vers Kourou (Figaro)</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 06:27:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Soyuz]]></category>
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		<description><![CDATA[Espace «Soyuz inside» : c&#8217;est avec cette mention peinte en lettres blanches sur sa splendide coque bleu Klein que le Colibri a quitté samedi soir le port de Saint-Pétersbourg (Russie). Destination : la Guyane française qu&#8217;il devrait rallier dans une quinzaine de jours. Ce puissant cargo de la Compagnie maritime nantaise transporte à son bord [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=643&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Espace «Soyuz inside» : c&#8217;est avec cette mention peinte en lettres blanches sur sa splendide coque bleu Klein que le Colibri a quitté samedi soir le port de Saint-Pétersbourg (Russie). Destination : la Guyane française qu&#8217;il devrait rallier dans une quinzaine de jours. Ce puissant cargo de la Compagnie maritime nantaise transporte à son bord deux exemplaires de la mythique fusée russe dont le premier tir, depuis le centre spatial de Kourou, est programmé «au deuxième trimestre de 2010», selon les déclarations à l&#8217;AFP du PDG d&#8217;Arianespace, Jean-Yves Le Gall.<span id="more-643"></span></p>
<p>Ce vol inaugural marque une étape importante dans la coopération politique et industrielle entre la France, la Russie et l&#8217;Europe. Initialement prévu en octobre 2008, il a dû être reporté à plusieurs reprises à cause notamment du retard à la livraison, par une société russe qui a fait faillite, du portique mobile nécessaire au lancement de la fusée sur son nouveau pas de tir. Ce dernier, situé dans la commune de Sinnamary, près de Kourou, est au jourd&#8217;hui «en voie d&#8217;achèvement», a as suré  M. Le Gall. Réalisé sous maîtrise d&#8217;ouvrage du Centre national d&#8217;études spatiales (Cnes), son coût, d&#8217;environ 400 millions d&#8217;euros, est supporté par l&#8217;Agence spatiale européenne (284 millions) et Arianespace (121 millions).</p>
<p>Chargée de commercialiser les vols de la fusée Ariane et bientôt ceux de Soyouz depuis Kourou, Arianespace prévoit entre deux et quatre tirs de la fusée russe par an. En plus du premier qui doit mettre sur orbite le satellite de télécommunications britannique Hylas, deux autres vols sont programmés en 2010 (satellite d&#8217;observation de la Terre Pléiades du Cnes et les deux premiers satellites de Galileo, le GPS européen). À ce jour, Arianespace a commandé 14 exemplaires de Soyouz à l&#8217;industriel russe TsSKB Progress. Grâce à son positionnement proche de l&#8217;équateur, la Guyane permettra au lanceur le plus capé du monde, avec un record de près de 1750 tirs (dont ceux de Spoutnik et de Youri Gagarine en 1957 et 1961), de placer trois tonnes de charge utile en orbite géostationnaire, contre 1,7 tonne seulement depuis le cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan d&#8217;où il décolle actuellement. «Les lancements de Soyouz en Guyane sont commercialisés autour de 70 millions d&#8217;euros» , a précisé M. Le Gall, contre 160 millions d&#8217;eu ros pour Ariane 5. Mais cette dernière peut emporter deux satellites en orbite géostationnaire.</p>
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	</item>
		<item>
		<title>The Answer Factory: Demand Media and the Fast, Disposable, and Profitable as Hell Media Model</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 07:26:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
				<category><![CDATA[media-com]]></category>
		<category><![CDATA[society]]></category>

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		<description><![CDATA[Christian Muñoz-Donoso is going to make this job pay, he’s got to move quickly. He has a list of 10 videos to shoot on this warm June morning, for which he’ll earn just $200. To get anything close to his usual rate, he’ll have to do it all in two hours. As he sets up [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=641&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Christian Muñoz-Donoso is going to make this job pay, he’s got to move quickly. He has a list of 10 videos to shoot on this warm June morning, for which he’ll earn just $200. To get anything close to his usual rate, he’ll have to do it all in two hours. As he sets up his three video cameras on the rocky shore of a man-made lake in Huntington, Massachusetts, he thinks about the way things used to be. He once spent two weeks in a bird blind in his native Chile to capture striking footage of a rarely seen Andean condor. But those jobs are almost as endangered as that bird. Now he trades finesse for speed.<span id="more-641"></span></p>
<p>Today’s topic is kayaking. Muñoz-Donoso has enlisted a local instructor to meet him and to bring along four of his boats. Every five minutes, Muñoz-Donoso’s assistant shouts a new subject — “Kayak basics!” “Paddling tips!” — and the expert, sitting in one of his rigs in the bourbon-colored water, riffs off the top of his head. Muñoz-Donoso gets most of his shots in one take. But conditions are working against him. Shifting winds and changing light require him to adjust his setup. The instructor keeps switching kayaks and gear. Finally, the entire shoot has to be put on hold as three bearded fishermen loudly and slowly drag their boats into the lake, directly into the frame. Muñoz-Donoso hoped to finish his shoot by 11, but it’s already 12:45 when he crams his equipment into the back of his SUV and speeds back to his office, 20 mile away.</p>
<p>He climbs a flight of stairs to his studio above a strip mall, unloads his gear, and keeps up his breakneck pace. As he opens his files in Final Cut Pro, he winces. “Normally I’d eliminate the wind or the kid screaming in the background,” he says. “But in this case we don’t do any of that.” He points out that the focus is off: The rippling water is sharp while the kayaking instructor is slightly blurred. But the company he’s working for won’t care, he says, so why should he — especially for $20 a clip? Within a few hours, he has uploaded his work to Demand Media, his employer for the day. It isn’t Scorsese, but it’s fast, cheap, and good enough.</p>
<p>Thousands of other filmmakers and writers around the country are operating with the same loose standards, racing to produce the 4,000 videos and articles that Demand Media publishes every day. The company’s ambitions are so enormous as to be almost surreal: to predict any question anyone might ask and generate an answer that will show up at the top of Google’s search results. To get there, Demand is using an army of Muñoz- Donosos to feverishly crank out articles and videos. They shoot slapdash instructional videos with titles like “How To Draw a Greek Helmet” and “Dog Whistle Training Techniques.” They write guides about lunch meat safety and nonprofit administration. They pump out an endless stream of bulleted lists and tutorials about the most esoteric of subjects.</p>
<p>How to Give the People What They Want </p>
<p>Demand Media has created a virtual factory that pumps out 4,000 videoclips and articles a day. It starts with an algorithm.<br />
The algorithm is fed inputs from three sources: Search terms (popular terms from more than 100 sources comprising 2 billion searches a day), The ad market (a snapshot of which keywords are sought after and how much they are fetching), and The competition (what’s online already and where a term ranks in search results).</p>
<p>Plenty of other companies — About.com, Mahalo, Answers.com — have tried to corner the market in arcane online advice. But none has gone about it as aggressively, scientifically, and single-mindedly as Demand. Pieces are not dreamed up by trained editors nor commissioned based on submitted questions. Instead they are assigned by an algorithm, which mines nearly a terabyte of search data, Internet traffic patterns, and keyword rates to determine what users want to know and how much advertisers will pay to appear next to the answers.</p>
<p>The process is automatic, random, and endless, a Stirling engine fueled by the world’s unceasing desire to know how to grow avocado trees from pits or how to throw an Atlanta Braves-themed birthday party. It is a database of human needs, and if you haven’t stumbled on a Demand video or article yet, you soon will. By next summer, according to founder and CEO Richard Rosenblatt, Demand will be publishing 1 million items a month, the equivalent of four English-language Wikipedias a year. Demand is already one of the largest suppliers of content to YouTube, where its 170,000 videos make up more than twice the content of CBS, the Associated Press, Al Jazeera English, Universal Music Group, CollegeHumor, and Soulja Boy combined. Demand also posts its material to its network of 45 B-list sites — ranging from eHow and Livestrong.com to the little-known doggy-photo site TheDailyPuppy.com — that manage to pull in more traffic than ESPN, NBC Universal, and Time Warner’s online properties (excluding AOL) put together. To appreciate the impact Demand is poised to have on the Web, imagine a classroom where one kid raises his hand after every question and screams out the answer. He may not be smart or even right, but he makes it difficult to hear anybody else.</p>
<p>The result is a factory stamping out moneymaking content. “I call them the Henry Ford of online video,” says Jordan Hoffner, director of content partnerships at YouTube. Media companies like The Atlanta Journal-Constitution, AOL, and USA Today have either hired Demand or studied its innovations. This year, the privately held Demand is expected to bring in about $200 million in revenue; its most recent round of financing by blue-chip investors valued the company at $1 billion.</p>
<p>In this industrial model of content creation, Muñoz-Donoso is working the conveyor belt — being paid very little for cranking out an endless supply of material. He admits that the results are not particularly rewarding, but work is work, and Demand’s is steady and pays on time. Plus, he says, “this is the future.” He has shot more than 40,000 videos for Demand, filming yo-yo whizzes, pole dancers, and fly fishermen. But ask him to pick a favorite and he’s stumped. “I can’t really remember most of them,” he says.</p>
<p>In an era overwhelmed by FlickrYouTubeWikipedia-BloggerFacebookTwitter-borne logorrhea, it’s hard to argue that the world needs another massive online content company. But what Demand has realized is that the Internet gets only half of the simplest economic formula right: It has the supply part down but ignores demand. Give a million monkeys a million WordPress accounts and you still might never get a seven-point tutorial on how to keep wasps away from a swimming pool. Yet that’s what people want to know. Ask Byron Reese.</p>
<p>Video on Demand<br />
Demand Media wants to answer any question anybody has about anything. That means covering the obscure and the very obscure.<br />
The Best-tasting Vodka<br />
One bartender’s opinion: “Belvedere for me comes from a long line of vodkas in Poland. Poland has always known how to do vodka.” Case closed!<br />
Demand video: vodka.</p>
<p>Reese is a tall Texan who serves as Demand’s chief innovation officer and who created the idea-spawning algorithm that lies at the heart of Demand’s process. To determine what articles to assign, his formula analyzes three chunks of information. First, to find out what terms users are searching for, it parses bulk data purchased from search engines, ISPs, and Internet marketing firms (as well as Demand’s own traffic logs). Then the algorithm crunches keyword rates to calculate how much advertisers will pay to appear on pages that include those terms. (A portion of Demand’s revenue comes from Google, which allows businesses to bid on phrases that they would like to advertise against.) Third, the formula checks to see how many Web pages already include those terms. It doesn’t make sense to commission an article that will be buried on the fifth page of Google results. Finally, the algorithm, like a drunken prophet, starts spitting out phrase after phrase: “butterfly cake,” “shin splints,” “Harley-Davidson belt buckles.”</p>
<p>But that’s just the start. Armed with those key words, another algorithm, called the Knowledge Engine, dives back into the data to figure out exactly what people want to know about the term. If the original algorithm divines “2009 Chevy Corvette” as a profitable title, the Knowledge Engine will return with “cost of 2009 Corvette”; for “shin splint” it might come back with “equine treatment shin splints.” The second algorithm also looks at how well past titles with similar words have performed in terms of ad revenue. Demand has learned, for instance, that “best” and “how to” bring in traffic or high clickthrough rates, while “history of” is ad poison. At the end of the process, the company has a topic and a dollar amount — the term’s “lifetime value,” or LTV — that Demand expects to generate from any resulting content.</p>
<p>Video on Demand<br />
Demand Media wants to answer any question anybody has about anything. That means covering the obscure and the very obscure.<br />
How to Heel-Flip on a Skateboard<br />
More than just providing tips, the skateboarding expert also digs into the history of the trick. “The heel flip,” he explains, “is rooted in the ollie.”<br />
Demand video: heel-flip.</p>
<p>The focus on LTV keeps Demand away from any kind of breaking news coverage or investigative work, neither of which tends to hold its value. It does, however, produce the kind of evergreen stories typically seen in newspaper features sections. The Atlanta Journal-Constitution recently commissioned Demand to produce some travel articles that ran online and in print.</p>
<p>The algorithm’s endless ramblings — a collection of cacophonous phrases and esoteric subjects — seem haphazard and chaotic. But Reese knows there is logic at work. When asked for the most valuable topic in Demand’s arsenal, he replies instantly: “‘Where can I donate a car in Dallas?’ One, you have a certain number of people searching for it. Two, the bid term ‘donate a car’ is in the double-digit dollars, like $15 or $20 per click. People have a propensity — 17 percent — to click on an ad when they see the word car. There’s very little competition. And the article will retain its value for a long time.” So why Dallas? He has no idea: “Dallas just happens to be the location where we know people are searching for how to donate a car.”</p>
<p>That’s not to say there isn’t any room for humans in Demand’s process. They just aren’t worth very much. First, a crowdsourced team of freelance “title proofers” turn the algorithm’s often awkward or nonsensical phrases into something people will understand: “How to make a church-pew breakfast nook,” for example, becomes “How to make a breakfast nook out of a church pew.” Approved headlines get fed into a password-protected section of Demand’s Web site called Demand Studios, where any Demand freelancer can see what jobs are available. It’s the online equivalent of day laborers waiting in front of Home Depot. Writers can typically select 10 articles at a time; videographers can hoard 40.</p>
<p>Nearly every freelancer scrambles to load their assignment queue with titles they can produce quickly and with the least amount of effort — because pay for individual stories is so lousy, only a high-speed, high-volume approach will work. The average writer earns $15 per article for pieces that top out at a few hundred words, and the average filmmaker about $20 per clip, paid weekly via PayPal. Demand also offers revenue sharing on some articles, though it can take months to reach even $15 in such payments. Other freelancers sign up for the chance to copyedit ($2.50 an article), fact-check ($1 an article), approve the quality of a film (25 to 50 cents a video), transcribe ($1 to $2 per video), or offer up their expertise to be quoted or filmed (free). Title proofers get 8 cents a headline. Coming soon: photographers and photo editors. So far, the company has paid out more than $17 million to Demand Studios workers; if the enterprise reaches Rosenblatt’s goal of producing 1 million pieces of content a month, the payouts could easily hit $200 million a year, less than a third of what The New York Times shells out in wages and benefits to produce its roughly 5,000 articles a month.</p>
<p>Before Reese came up with his formula, Demand Media operated in the traditional way. Contributors suggested articles or videos they wanted to create. Editors, trained in the ways of search engine optimization, would approve or deny each while also coming up with their own ideas. The process worked fine. But once it was automated, every algorithm-generated piece of content produced 4.9 times the revenue of the human-created ideas. So Rosenblatt got rid of the editors. Suddenly, profit on each piece was 20 to 25 times what it had been. It turned out that gut instinct and experience were less effective at predicting what readers and viewers wanted — and worse for the company — than a formula.</p>
<p>The humans also couldn’t produce ideas at the scale of the algorithm. On a recent day, Demand Studios had nearly 62,000 freelance assignments ready to be filled; coming up with that many ideas takes more than a white board and a conference room jammed with editors. And to Demand, scale is essential. One outside search engine marketer estimates that Demand earns a mere 15 to 60 cents per ad clicked. It takes millions of clicks to build a real business out of that.</p>
<p>Volume is also crucial to Demand’s top distribution partner, Google. The search engine has struggled to make money from the 19 billion videos on YouTube, only about 10 percent of which carry ads. Advertisers don’t want to pay to appear next to videos that hijack copyrighted material or that contain swear words, but YouTube doesn’t have the personnel to comb through every user-generated clip. Last year, though, YouTube executives noticed that Demand was uploading hundreds of videos every day — pre-scrubbed by Demand’s own editors, explicitly designed to appeal to advertisers, and cheap enough to benefit from Google’s revenue-sharing business model. YouTube executives approached Demand, asked the company to join its revenue-sharing program, and encouraged it to produce as many videos as possible.</p>
<p>Since then, the two companies have grown even closer. When YouTube’s sales team bemoaned the tiny supply of Spanish-language videos for it to run advertisements against, YouTube’s Hoffner called up Demand. Within weeks, Demand Studios started issuing Spanish-language assignments. Soon it had uploaded a few hundred clips to YouTube — everything from how to be “un buen DJ” to how to fix a bathroom towel bar. “I know we do deals with the ESPNs and ABCs of the world, but Demand is incredibly important to us,” says Hoffner (who is married to wired’s executive director of communications). “They fill up a lot of content across the site.”</p>
<p>And they do it by taking what used to be a deeply human and intuitive endeavor and turning it into a purely mathematical and rational one. This, Reese says, is the ultimate promise of his algorithm: “You can take something that is thought of as a creative process and turn it into a manufacturing process.”</p>
<p>Richard Rosenblatt was born and raised in Southern California’s San Fernando Valley and has rarely ventured far from Hollywood’s orbit in spirit or in geography. He is 40 and wiry, with carefully tousled brown hair, a bright-white, ever-present smile, and a long, pinched nose. One day this spring, Rosenblatt was in the foyer of Demand’s Santa Monica, California, headquarters, casually chatting with Brooke Burke — the bikini model, former TV host, and Dancing With the Stars winner — and her fiancè9, a Baywatch actor. Rosenblatt is also friends with cyclist (and Demand investor) Lance Armstrong, a fact that he mentions frequently. (”I’m supposed to go to France Wednesday with Lance, but I just can’t,” he confided, sighing. “It’s a lot of travel.”) He is particularly fond of the exhortation “Go big or go home,” a phrase that he includes in his email signature and has commemorated in the naming of Demand’s Go Big conference room. Numerous executives told me that when they first met Rosenblatt, they were immediately repulsed: He was too slick and seemed to be missing the geek edge. “Then in five minutes you’re like, ‘Holy cow, this guy has it all to back it up,’” says Quincy Smith, CEO of CBS Interactive.</p>
<p>Demand is just the latest of Rosenblatt’s run of startups, nearly all of which hewed to his “go big” mantra. After graduating from USC law school in 1994, he saw that companies were growing curious about the Internet, so he set up a company that offered a $3,000 Web-design seminar that came with a custom-built Web site. The startup, which was later called iMall, went public at $18 a share, shot up to $112, then plummeted when the Federal Trade Commission investigated the firm’s claim that its clients’ sites were earning $11,000 a month. They weren’t, it turned out. Rosenblatt was forced to kill the seminar division, losing 95 percent of his company’s $16 million in annual revenue. He quickly refocused on iMall’s other business of providing an ecommerce platform for small and medium-sized companies and sold the company in 1999 to Excite@Home for $565 million in stock. Rosenblatt bought a Ferrari. Excite@Home soon went bust.</p>
<p>In 2000, Rosenblatt took over the ailing drkoop.com, an online site tied to C. Everett Koop. Where others saw just another ad- dependent disease-information site, Rosenblatt saw a chance to turn the bearded former surgeon general into a brand, the next “Martha Stewart or Walt Disney — but for health,” as he told BusinessWeek at the time. He created a line of Dr. Koop Men’s Prostate Formula pills. The company went under.</p>
<p>Perhaps weary of going big, Rosenblatt went home, where he derived some comfort from the millions he had earned. He bought and sold a domain registrar company. He started a site called Superdudes, where users could create superhero-like avatars. He invested in a nightclub in San Diego.</p>
<p>But with the birth of Web 2.0, big was back. In 2004 a group of investors tapped Rosenblatt to run eUniverse (later renamed Intermix Media), a struggling Internet conglomerate that happened to own MySpace. Soon after Rosenblatt started, New York attorney general Eliot Spitzer charged Intermix with bundling adware and spyware with its free games and screensavers. Rosenblatt settled almost immediately, handing over $7.5 million — the entire cash holdings of Intermix. “It was the worst, most miserable time in my life,” he says. Still, he could be consoled by the fact that his company had survived and still had MySpace, which was exploding into the Internet’s dominant social media site. AOL, Viacom, and News Corp. were all sniffing around, and Rosenblatt began to play them off each other. Not long after settling with Spitzer, he sold Intermix to News Corp. for $650 million, of which he earned $23 million. Then he left the company.</p>
<p>Video on Demand<br />
Demand Media wants to answer any question anybody has about anything. That means covering the obscure and the very obscure.<br />
How to Pack for a Trip to Spain<br />
Fans of this European tour guide’s earlier “How to Pack for a Trip to Rome” will note that she’s now pushing strappy high heels over conservative pumps.<br />
Demand video: packing for Spain.</p>
<p>Although Rosenblatt had been at MySpace for only 18 months, he had seen enough to come up with a theory: The social network was doing it wrong. It had built a supersite, aggregating millions of users and encouraging them to root around. But they had difficulty finding information about specific subjects. “I kept thinking about gardening,” he says. “People wanted to talk about gardening, but they didn’t want to do it on MySpace.” Instead they went to Google, which was its own kind of aggregator, collecting everyone who searched for specific terms and directing them to appropriate sites. If he could collect enough tiny sites and sell Google ads against them, he could potentially build a more successful business than he could with one supersite.</p>
<p>On the strength of this plan, Rosenblatt raised $355 million from funders like Goldman Sachs, Oak Investment Partners, and legendary investor Gordon Crawford. Then he went looking for acquisitions. He bought eNom, one of the largest domain registrars, and Pluck, a company that handles commenting and social networks for Web sites, along with dozens of amateur-content sites that could catch lowly keyword ads. Among them: eHow, Trails.com, GolfLink.com, and Cracked .com. Rosenblatt now had three revenue sources: domain sales; services; and video, banner, and Google ads.</p>
<p>Demand Media was born. But it wasn’t until 2007, when the company bought ExpertVillage.com, Byron Reese’s how-to site (reportedly for roughly $20 million), that it began to realize its potential. Reese and Rosenblatt soon began working on an idea that Reese had long struggled with: Millions of visitors were coming to ExpertVillage and generating reams of data, but his editors didn’t do anything with it. What if they used that information to determine what content to create?</p>
<p>Here is the thing that Rosenblatt has since discovered: Online content is not worth very much. This may be a truism, but Rosenblatt has the hard, mathematical proof. It’s right there in black and white, in the Demand Media database — the lifetime value of every story, algorithmically derived, and very, very small. Most media companies are trying hard to increase those numbers, to boost the value of their online content until it matches the amount of money it costs to produce. But Rosenblatt thinks they have it exactly backward. Instead of trying to raise the market value of online content to match the cost of producing it — perhaps an impossible proposition — the secret is to cut costs until they match the market value.</p>
<p>Not everybody agrees with him. Howcast, one of Demand’s largest competitors, also produces explainer videos and how-tos. Unlike Demand, the company employs a staff of editors and writers and gets freelance voice-over pros. Filmmakers can earn a couple thousand dollars shooting the videos, and the difference is noticeable. (Howcast’s “How to Make Friends at a New School” includes such useful tidbits as “sit in the middle of the classroom to surround yourself with as many potential new friends as possible.” Demand-owned eHow’s “How to Be Popular in School” video, in contrast, offers such vague guidance as “be nice to everybody.”) “We believe that quality holds long-term value,” Howcast CEO Jason Liebman says. He emphasizes that his team comes up with titles the old-fashioned way: deciding what people want to learn based on their own instincts, what holidays and events are coming up, and from general research. Yet Howcast pulls a tiny — and getting tinier — fraction of the traffic that eHow does, and Liebman hesitantly acknowledges that he’s working on an algorithm to compete with Demand.</p>
<p>Liebman isn’t the only one ready to mimic Demand’s approach. CBS Interactive — which owns CNET, UrbanBaby, GameSpot, and other sites — also deploys an algorithm that helps guide what its sites cover. AOL is working on one as well. Smaller sites like Helium and Associated Content are trying to bring their own flood of freelancer-written work to the Net, using many of the same contributors as Demand.</p>
<p>The fact is, the Demand way may be inescapable. A senior executive at a major media company likened Demand’s algorithmic-based content-creation factory to what he saw in the advertising industry in the past decade. Experience, relationships, and gut checks started losing out to raw data. “To customers, advertising may not look that different, but the systems to deliver the right ads to the right consumer at the right time have changed dramatically,” he says. “The content systems are going through the early, early stages of that right now.”</p>
<p>Still, Rosenblatt says he is trying to place a new emphasis on quality. “There’s a constant debate internally,” he says. “This might sound crazy, but I’d rather spend more and put more quality into the process. Long term, we’ll make more money by increasing quality.”</p>
<p>But when he gets into the details, it’s clear that he’s not moving far from his Henry Ford model. “We’re not talking about $1,000 videos, so a couple dollars here or there can make a serious difference. For instance, pay an extra dollar for fact-checking.”</p>
<p>How can anyone survive on that? Good question. Google it. If the answer isn’t out there, it soon will be.</p>
<p>Senior writer Daniel Roth (daniel_roth@wired.com)</p>
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		<title>Soyouz navigue vers la Guyane</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 04:28:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ariane(space)]]></category>
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		<description><![CDATA[Deux premières fusées Soyouz devaient quitter hier la Russie à bord d’un bateau à destination de la Guyane française, où un premier tir est attendu avant l’été 2010, qui marquera une étape importante dans ce projet politique et industriel.
Le bateau français « Le Colibri » devait quitter le port de Saint-Pétersbourg hier soir, avec à [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=639&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Deux premières fusées Soyouz devaient quitter hier la Russie à bord d’un bateau à destination de la Guyane française, où un premier tir est attendu avant l’été 2010, qui marquera une étape importante dans ce projet politique et industriel.<span id="more-639"></span></p>
<p>Le bateau français « Le Colibri » devait quitter le port de Saint-Pétersbourg hier soir, avec à son bord une première cargaison de deux fusées Soyouz fabriquées en Russie, qui atteindront la Guyane après une quinzaine de jours de mer.</p>
<p>Elles vont ensuite y subir une série de tests avant un premier tir espéré en 2010. Un premier Soyouz devrait être lancé depuis la Guyane « au deuxième trimestre de l’année prochaine » avec le satellite de télécommunications britannique Hylas, a annoncé le PDG d’Arianespace, Jean-Yves Le Gall.</p>
<p>Le premier lancement pourrait avoir lieu en « avril 2010 », précise de son côté le responsable du programme Soyouz en Guyane pour l’Agence spatiale européenne (ESA), Didier Coulon.</p>
<p>Ce premier tir était initialement attendu en 2009, mais avait dû être reporté à la suite du retard de la livraison d’un portique mobile – un élément indispensable aux opérations – par une société russe qui a fait faillite.</p>
<p>Désormais, « le pas de tir est en voie d’achèvement » en Guyane, assure M. Le Gall.</p>
<p>Avec le lanceur russe, l’Europe de l’espace aura complété la gamme dont elle dispose en Guyane, avec Ariane 5 qui peut emporter jusqu’à dix tonnes, Soyouz pour les charges moyennes et la future petite fusée Véga pour les charges les plus modestes.</p>
<p>Capacité d’emport considérablement augmentée<br />
La naissance de ce programme, avec un accord franco-russe signé en 2003, est avant tout politique, selon le chef du projet pour Arianespace, Bruno Gérard. « Sa principale raison est la coopération franco-russe », souligne-t-il. Soyouz permet à l’Europe d’utiliser un lanceur qui a déjà fait ses preuves, avec près de 1 750 tirs à son actif et une longue histoire, depuis le lancement du premier satellite Spoutnik en 1957 et du premier homme dans l’espace, Youri Gagarine, en 1961.</p>
<p>Amener le lanceur russe en Guyane permet aussi d’augmenter considérablement sa capacité d’emport en le rapprochant de l’Equateur. Lancés de Sinnamary – une commune voisine de Kourou –, les Soyouz pourront emporter des satellites pesant jusqu’à 3 tonnes en orbite géostationnaire, contre seulement 1,7 tonne depuis le cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan, d’où elles partent actuellement.</p>
<p>Arianespace, qui a déjà commandé 14 Soyouz à son fabriquant russe TsSKB Progress, compte bien pouvoir réaliser « entre deux et quatre lancements par an » depuis la Guyane, selon M. Gérard. Pour la Russie, l’intérêt est double : trouver un débouché pour son industrie et obtenir « un contrepoids vis-à-vis du Kazakhstan », souligne M. Coulon. La Russie loue en effet sa base de Baïkonour aux Kazakhs et les relations entre les deux pays ne sont pas toujours cordiales.</p>
<p>Le projet Soyouz en Guyane coûte un peu plus de plus de 400 millions d’euros. Ils sont partagés entre l’ESA pour 284 millions et 121 millions pour Arianespace, qui a bénéficié d’un prêt de la Banque européenne d’investissement.</p>
<p>Reste pour l’avenir la possibilité de faire partir un jour des hommes dans l’espace depuis la Guyane.</p>
<p>Même s’il n’en est pas question à l’heure actuelle, « on garde la possibilité d’évoluer vers le vol habité » avec Soyouz depuis le département français, explique Didier Coulon.</p>
<p>Le Quoditien La Réunion</p>
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		<title>Le premier tir d&#8217;une fusée russe Soyouz depuis la Guyane française est prévu au deuxième trimestre de 2010</title>
		<link>http://trescolsclips.wordpress.com/2009/11/08/le-premier-tir-dune-fusee-russe-soyouz-depuis-la-guyane-francaise-est-prevu-au-deuxieme-trimestre-de-2010/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 04:26:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est à bord du Colibri, un beau navire roulier de la compagnie maritime nantaise, qu’ont été embarqués samedi matin à Saint Pétersbourg, les deux premières fusées Soyuz autorisées à quitter la Russie pour la Guyane française. Dans la grisaille du petit matin, teintée des premières chutes de neige de la saison, il y avait beaucoup [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=637&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>C’est à bord du Colibri, un beau navire roulier de la compagnie maritime nantaise, qu’ont été embarqués samedi matin à Saint Pétersbourg, les deux premières fusées Soyuz autorisées à quitter la Russie pour la Guyane française. Dans la grisaille du petit matin, teintée des premières chutes de neige de la saison, il y avait beaucoup d’émotion et ce sentiment unique de vivre un moment historique.<span id="more-637"></span></p>
<p>En présence de l’ambassadeur de France à Moscou, du PDG d’Arianespace Jean-Yves Le Gall, et des principaux acteurs et constructeurs du spatial russe, les containers enfermant les éléments du plus célèbre lanceur soviétique ont été stockés au fond des cales du bateau avec d’infimes précautions.</p>
<p>Pour la première fois dans l’histoire, et au moment où l’on s’apprête à célébrer la chute du mur de Berlin, la fusée légendaire qui plaça Spoutnik puis Gagarine sur orbite, dessert aujourd’hui la station spatiale internationale, et fut lancée en tout 1.749 fois avec succès, s’apprête à voguer vers de nouvelles aventures.</p>
<p>Elle devrait arriver dans deux semaines au large des îles du Salut et débarquer à Kourou, le port spatial de l’Europe. &#8220;Avec Soyuz&#8221;, explique Jean-Yves Le Gall, &#8220;Arianespace va disposer d’une gamme complète de lanceurs&#8221;. Ariane 5, pour placer dans l’espace des satellites d’une masse totale de 10 tonnes. Soyuz, plus performante qu’à Baïkonour en raison de la position équatoriale de la Guyane, pour 3 tonnes en orbite géostationnaire, contre 1,8 tonnes au Kazakstan. Et en 2011, le petit lanceur Véga pour des charges inférieures à la tonne.</p>
<p>A Sinamary, dans la forêt équatoriale, on termine le premier et nouveau pas de tir européen de la Soyuz dont 14 exemplaires ont déjà été commandés à la Russie. &#8220;Un bon deal pour les deux parties&#8221; commente un représentant de Roscosmos, l’agence spatiale russe. Confirmation attendue lors du premier lancement commercial, aux alentours du mois du juin, à Kourou, ou l’on imagine déjà la venue de Vladimir Poutine et de Nicolas Sarkozy. Le voyage du Colibri en est le premier signal.</p>
<p>Alain Cirou (Europe-1)</p>
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		<title>Europe looks to lighter, more nimble launcher after 2020 (SFN)</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 05:17:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ariane(space)]]></category>
		<category><![CDATA[ESA]]></category>
		<category><![CDATA[ariane]]></category>

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		<description><![CDATA[The replacement for the Ariane 5 rocket after 2020 will likely be smaller and less expensive to meet the needs of lighter European Space Agency missions, according to the head of the agency&#8217;s launcher program.
&#8220;The fact that we want launchers that serve our institutional missions means that we need a smaller launcher than Ariane 5, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=635&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>The replacement for the Ariane 5 rocket after 2020 will likely be smaller and less expensive to meet the needs of lighter European Space Agency missions, according to the head of the agency&#8217;s launcher program.<span id="more-635"></span></p>
<p>&#8220;The fact that we want launchers that serve our institutional missions means that we need a smaller launcher than Ariane 5, it being understood that Ariane 5 could serve the space station with ATV and launch exploration missions,&#8221; said Antonio Fabrizi, ESA&#8217;s director of launchers.</p>
<p>The Ariane 5&#8217;s most powerful version can lift more than 21,000 pounds to geosynchronous transfer orbit and more than 44,000 pounds to low Earth orbit.</p>
<p>There are few individual ESA or commercial payloads capable of filling the Ariane 5&#8217;s capacity, so Arianespace launches pairs of communications satellites on most of its flights.</p>
<p>One exception is the Automated Transfer Vehicle, a major ESA contribution to the International Space Station. The ATV weighs more than 42,000 pounds at launch, nearly maxing out the Ariane 5&#8217;s capabilities.</p>
<p>The first ATV, named Jules Verne, delivered supplies to the station last year. At least four more ATV&#8217;s are scheduled to fly through 2015.</p>
<p>But officials do not foresee many other payloads taking advantage of the Ariane 5&#8217;s heavy-lifting capacity, unless ESA launches more ATV&#8217;s, develops a human space transportation system, or takes a significant role in deep space exploration, Fabrizi said.</p>
<p>Ariane 5&#8217;s prognosis may largely depend on policy decisions in the United States, especially on exploration and human spaceflight topics now being reviewed by leaders at NASA and in the White House.</p>
<p>ESA and NASA have been trending toward closer cooperation than ever before in recent months, including agreements on a combined Mars program, space transportation and discussions of an Earth sciences partnership.</p>
<p>&#8220;I&#8217;m not saying that Ariane 5 may be out of scope for us at all. On the contrary, but we have to think of what is best for us in the long term,&#8221; Fabrizi said.</p>
<p>The outlook for ESA institutional missions, mostly science payloads, will determine the size of the Next-Generation Launcher, as the program is officially named.</p>
<p>&#8220;We look particularly at what we need for our institutional missions. Ariane 5 is not the most-used by us, so we would like a launcher that is better suited for the European institutional missions,&#8221; Fabrizi said.</p>
<p>The commercial viability of a rocket is a secondary concern.</p>
<p>Jean-Yves Le Gall, chairman and CEO of Arianespace, declined to comment in detail on the Ariane 5&#8217;s long-term future in an interview with Spaceflight Now.</p>
<p>&#8220;Today it is just a preliminary thought and I do not want to comment more than this because there is a very big spectrum of ideas,&#8221; Le Gall said.</p>
<p>ESA is studying configuration options and consulting the agency&#8217;s member states before potentially deciding on requirements for the new rocket.</p>
<p>The Ministerial Council, consisting of representatives of ESA member nations, gave support to the agency&#8217;s Future Launch Preparatory Program during a meeting last November.</p>
<p>Officials are now soliciting input and ideas from the ESA&#8217;s 18 member states, specifically France, Germany and Italy, according to Fabrizi.</p>
<p>&#8220;Looking at the scenarios after 2020 or 2025, we have to think what the demand for launchers will be. We have a roadmap that should lead to to the next Ministerial (Council) in the coming years,&#8221; Fabrizi said.</p>
<p>&#8220;This roadmap starts with the delegations of our member states to discuss different scenarios and different requirements and what is the mission we want to give this new family of launchers,&#8221; Fabrizi said.</p>
<p>ESA has also signed contracts for a high-thrust engine demonstrator that could be used on the new rocket.</p>
<p>The alternatives under review include configurations with solid and liquid propulsion, various numbers of stages and strap-on boosters.</p>
<p>&#8220;We have tradeoffs ongoing on different types of propulsion and staging. I think if we look at the long term evolution of the ESA family of launchers, we may think of Vega 2 and Ariane 6. But these are just names,&#8221; Fabrizi said.</p>
<p>Prospects for a reusable launcher have been shelved due to concerns with technology development and high costs. ESA still plans to launch a small reusable re-entry demonstrator in 2012, and most of that mission is already funded.</p>
<p>In the meantime, officials are studying plans to install a more powerful and more reliable upper stage on the Ariane 5 by about 2016.</p>
<p>The upgrade would include the Vinci engine, a brand new power plant that would replace the Ariane 4 heritage HM-7B engine used on the Ariane 5&#8217;s ECA upper stage.</p>
<p>The Vinci could allow the Ariane 5 to deliver cargo directly into geosynchronous orbit, cutting the amount of fuel satellites have to carry.</p>
<p>Officials expect decisions on both the evolution of Ariane 5 and a future replacement in 2011.</p>
<p>[Stephen Clark, SpaceFlightNow, 17/10/2009)</p>
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		<title>JPL: Aiguilleurs du cosmos (Le Monde)</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 05:07:25 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[space]]></category>
		<category><![CDATA[space science]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre eux, les employés du Jet Propulsion Laboratory (JPL) appellent la salle le &#8220;centre de l&#8217;Univers&#8221;. La plaisanterie est à peine outrancière. Ce mardi-là, vers 13 h 30, heure de Los Angeles, le centre de contrôle du JPL recevait simultanément des nouvelles de la Lune, de Mars et de Saturne par l&#8217;intermédiaire de trois vaisseaux [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=633&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Entre eux, les employés du Jet Propulsion Laboratory (JPL) appellent la salle le &#8220;centre de l&#8217;Univers&#8221;. La plaisanterie est à peine outrancière. Ce mardi-là, vers 13 h 30, heure de Los Angeles, le centre de contrôle du JPL recevait simultanément des nouvelles de la Lune, de Mars et de Saturne par l&#8217;intermédiaire de trois vaisseaux en orbite autour de ces astres.<span id="more-633"></span></p>
<p>Le robot Opportunity transmettait le récit de sa journée d&#8217;exploration de la surface martienne. Voyager 1 signalait sa position au-delà des frontières officielles du système solaire. La sonde, lancée en 1977, a mis tant de milliards de kilomètres entre elle et nous que ses ondes radio mettent plus de quinze heures à parvenir sur Terre.</p>
<p>Muets à cet instant, douze autres explorateurs du cosmos attendaient leur tour d&#8217;adresser des messages, via un réseau d&#8217;antennes géantes, à cette pièce effectivement placée au centre du petit coin d&#8217;Univers fréquenté par des appareils de fabrication humaine.</p>
<p>Derrière les écrans de contrôle, nulle agitation. Quelques visages absorbés par les tâches de routine, hermétiques à l&#8217;émotion qui saisit immanquablement les visiteurs. Pour le personnel, le stress et l&#8217;euphorie sont désormais réservés aux moments cruciaux : insertion d&#8217;une sonde en orbite autour d&#8217;une planète ou atterrissage d&#8217;un robot sur un sol lointain. Ces jours-là, la salle, bourrée d&#8217;ingénieurs et de scientifiques, renoue avec l&#8217;excitation des grandes premières spatiales qui secoue périodiquement ces lieux depuis les années 1930. Depuis qu&#8217;un groupe de chercheurs du California Institute of Technology (Caltech) de Pasadena, faubourg de Los Angeles (Californie), incités à s&#8217;éloigner du campus de l&#8217;université parce qu&#8217;ils y avaient fait trop de dégâts, ont choisi des lieux déserts et pas trop éloignés pour s&#8217;adonner à leur dangereuse passion du tir de fusées.</p>
<p>Le Jet Propulsion Laboratory, ainsi baptisé par l&#8217;âme du groupe, Théodore von Karman, spécialiste hongrois de l&#8217;aéronautique exilé aux Etats-Unis pour fuir le nazisme, n&#8217;a jamais quitté ces canyons qui crevassent le pied des montagnes San Gabriel. C&#8217;est là que fut conçu et contrôlé Explorer 1, le premier satellite américain placé en orbite, en 1958, quatre mois après le Spoutnik soviétique. La même année, tout en demeurant administré par Caltech, le JPL intégra la NASA, la toute nouvelle agence américaine.</p>
<p>Et lorsque les centres de ce mastodonte naissant se répartirent les grands domaines de la conquête spatiale, William Pickering, directeur historique du JPL, opta pour l&#8217;exploration robotisée du système solaire. &#8220;J&#8217;ai choisi l&#8217;espace lointain pour le défi scientifique et technologique, justifiait-il en 2003, peu avant sa mort. Mais aussi parce que je pressentais que les vols habités seraient très lourds politiquement.&#8221;</p>
<p>Choix judicieux. Les vaisseaux légers du petit JPL ont peu à peu pris de vitesse les navires-amiraux, avec astronautes, de la maison mère. Dans les années 1960, ils ont d&#8217;abord tâtonné, et beaucoup échoué, à l&#8217;heure du programme Apollo triomphant. Puis à partir de la décennie suivante, ils ont volé de succès en succès alors que les vols habités s&#8217;enfermaient dans l&#8217;impasse de la navette et de la station spatiale internationale. Leurs premières scientifiques et techniques ont fini par éclipser la monotonie des allers-retours vers l&#8217;orbite basse de la Terre. Et imposé l&#8217;idée qu&#8217;avant de devenir un hypothétique lieu d&#8217;expansion humaine, l&#8217;espace est un formidable terrain de connaissance.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, les 130 bâtiments du JPL couvrent 70 hectares des collines qui l&#8217;ont vu naître. Plus de 5 000 personnes travaillent dans ce complexe qui contrôle actuellement 17 sondes envoyées dans le cosmos. &#8220;C&#8217;est un nombre record, constate Charles Elachi, le directeur du laboratoire, qui s&#8217;explique en grande partie par l&#8217;allongement du temps des missions.&#8221; Les symboles les plus médiatisés de cette longévité demeurent les deux robots martiens, Spirit et Opportunity, auxquels les prévisions n&#8217;accordaient pas plus de trois mois d&#8217;espérance de vie, et qui sont toujours en activité plus de cinq ans après leur arrivée sur la Planète rouge.</p>
<p>Mars, la grande affaire du JPL, le lieu fétiche où l&#8217;exploration robotisée a connu quelques-uns de ses plus grands succès, mais aussi nombre de déconvenues. Ces jours-ci, les équipes du JPL se demandent comment sortir Spirit de la pente dans laquelle il s&#8217;est ensablé, une pierre coincée sous le ventre. Un &#8220;bac à sable&#8221; reproduit à Pasadena le piège dans lequel le robot s&#8217;est enferré, et où l&#8217;on teste sur un frère jumeau les manoeuvres qui le tireront éventuellement de ce mauvais pas.</p>
<p>Mais cette péripétie n&#8217;est rien à côté de la mauvaise nouvelle que les responsables du JPL ont dû assumer il y a un an : le report en 2011 du départ de la sonde Mars Science Laboratory (MSL) prévu cette année. Pour la première fois depuis quinze ans, le laboratoire ne profitera pas d&#8217;une fenêtre de tir pour envoyer un engin vers la Planète rouge. Les raisons sont avant tout techniques : les ingénieurs ne parviennent pas à être certains que les roues articulées de cet engin, de la taille d&#8217;une petite voiture, ne se gripperont pas dans le froid martien.</p>
<p>Mais ce trou dans le planning est sans doute aussi le signe d&#8217;un changement d&#8217;époque. Confronté à une complexification des engins, et aux limitations budgétaires de la NASA, le JPL veut davantage s&#8217;ouvrir aux partenariats internationaux. L&#8217;instrument le plus spectaculaire de MSL, un laser qui analysera les roches à distance, a été réalisé par le CNES, l&#8217;agence spatiale française. Sur Mars, le robot a toutes les chances de se poser près de couches d&#8217;argile découvertes par l&#8217;instrument Oméga de la sonde européenne Mars express. Le repli sur soi, particulièrement sensible durant les années Bush, n&#8217;est plus d&#8217;actualité. Recevant une délégation du CNES, mi-septembre, Charles Elachi pouvait désormais se déclarer ouvert à tous types de collaborations. S&#8217;il tient toujours à se situer au centre de l&#8217;univers de la science spatiale, le JPL sait qu&#8217;il n&#8217;a plus les moyens de s&#8217;y maintenir seul.</p>
<p>Jérôme Fénoglio (Pasadena, envoyé spécial)<br />
Article paru dans l&#8217;édition du 17.10.09.</p>
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		<item>
		<title>Argos célèbre ses trente ans (Le Monde)</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 21:15:45 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[space]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi certains albatros disparaissent-ils à vitesse accélérée alors qu&#8217;ils nichent dans des régions éloignées de tout ? Pourquoi pêcher le thon rouge dans l&#8217;Atlantique peut-il avoir un effet sur les stocks de Méditerranée ? Bien connue pour la sécurité qu&#8217;elle offre aux navigateurs solitaires, la balise Argos a surtout permis de répondre à nombre de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=631&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Pourquoi certains albatros disparaissent-ils à vitesse accélérée alors qu&#8217;ils nichent dans des régions éloignées de tout ? Pourquoi pêcher le thon rouge dans l&#8217;Atlantique peut-il avoir un effet sur les stocks de Méditerranée ? Bien connue pour la sécurité qu&#8217;elle offre aux navigateurs solitaires, la balise Argos a surtout permis de répondre à nombre de questions sur la faune et ses interactions avec l&#8217;environnement. C&#8217;est sous ce signe que sera placé, mercredi 7 octobre, à la Cité des sciences et de l&#8217;industrie à Paris, la célébration des trente ans de service du fameux système satellitaire de géolocalisation.<span id="more-631"></span></p>
<p>UNE STRUCTURE À CAPITAUX PUBLICS ET PRIVÉS<br />
Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de science, l&#8217;exploitation du système Argos ne dégage aucun profit pour son exploitant : tel est le cas pour Collecte Localisation Satellites (CLS). La société est filiale à 55 % du Centre national d&#8217;études spatiales (CNES), à 15 % de l&#8217;Institut français de recherche pour l&#8217;exploitation de la mer (Ifremer) et, pour le reste, de banques (notamment BNP Paribas, Société générale). &#8220;En vertu des accords internationaux que nous avons signés, nous facturons nos services à prix coûtant aux organismes de recherche et aux universités, précise Christophe Vassal, directeur général de CLS. Mais sur d&#8217;autres services, comme la surveillance des flottes de pêche, nous avons une démarche commerciale.&#8221; De 4 000 à 5 000 bateaux de pêche sont équipés de balises Argos. Leurs dates de sorties et leurs déplacements sont suivis et les données sont transmises aux autorités de chaque pays. Le suivi des navires qui croisent en zones de piraterie font aussi l&#8217;objet d&#8217;une commercialisation classique.</p>
<p>&#8220;Les deux tiers de la capacité du système sont utilisés pour des applications scientifiques et en particulier pour l&#8217;étude de la faune&#8221;, explique Michel Margery, responsable du dispositif au Centre national d&#8217;études spatiales (CNES), maître d&#8217;ouvrage du système. Aujourd&#8217;hui, environ 20 000 balises Argos sont en circulation et les données qu&#8217;elles transmettent sont récupérées par Collecte Localisation Satellites (CLS), opérateur du système et filiale du CNES et de l&#8217;Ifremer. Plus d&#8217;un millier d&#8217;instituts scientifiques, de centres de recherche ou d&#8217;universités utilisent le système Argos dans le cadre de leurs recherches.</p>
<p>Lancé en 1979 en partenariat avec l&#8217;organisme fédéral américain chargé de la surveillance du climat, la NOAA, le système a permis d&#8217;ouvrir considérablement l&#8217;horizon des écologues. L&#8217;étude télémétrique des espèces migratrices ou de celles dites pélagiques (passant le plus clair de leur temps en pleine mer), a mis au jour des interactions à longues distances parfois insoupçonnées.</p>
<p>&#8220;Sur les îles Crozet (archipel subantarctique) où elles nichent, nous avions remarqué un important déséquilibre démographique chez certaines populations d&#8217;albatros, les femelles déclinant beaucoup plus vite que les mâles, illustre Henri Weimerskirch, directeur de recherche (CNRS) au Centre d&#8217;études biologiques de Chizé (Deux-Sèvres). Nous n&#8217;avions aucune idée de la raison de ce déséquilibre. Jusqu&#8217;à ce que nous puissions suivre les individus sur de longues périodes de temps. En réalité, mâles et femelles n&#8217;effectuent pas le même type de déplacements et ces dernières montent jusqu&#8217;à 2 000 kilomètres au nord, dans des zones de pêche au thon.&#8221; Le lien s&#8217;est révélé simple : les appâts des lignes (d&#8217;environ une centaine de kilomètres) déployées par les thoniers asiatiques leurrent les oiseaux. Ceux-ci s&#8217;accrochent aux hameçons et périssent noyés. &#8220;Nous pouvons désormais nous rendre aux réunions de la commission thonière de l&#8217;océan Indien avec suffisamment d&#8217;arguments pour réclamer des changements des techniques de pêche&#8221;, ajoute M. Weimerskirch.</p>
<p>&#8220;Ces dernières années, les efforts faits par les constructeurs pour miniaturiser les balises, dont les plus petites ne pèsent que quelques grammes, les rendent utilisables sur une large gamme d&#8217;espèces&#8221;, ajoute Christophe Vassal, directeur général de CLS. Des animaux plus petits, comme le saumon ou l&#8217;anguille, peuvent désormais être &#8220;balisés&#8221;. Ils sont aujourd&#8217;hui au centre de nombreuses questions. Le saumon de l&#8217;Atlantique se raréfie parfois brusquement dans les eaux douces d&#8217;Europe et d&#8217;Amérique du nord (Le Monde du 2 septembre). Tandis que l&#8217;anguille européenne, dont l&#8217;aire de reproduction se situe dans la mer des Sargasses (Atlantique nord), se fait de plus en plus rare à l&#8217;abord des côtes européennes&#8230;</p>
<p>Outre leur miniaturisation, les balises de dernière génération permettent aussi de relever et de transmettre des données sur leur environnement (température, pression, salinité de l&#8217;eau, etc.), voire sur la physiologie de leur hôte (température corporelle, rythme cardiaque, etc.).</p>
<p>Ces améliorations techniques permettent notamment de suivre les trajets saisonniers d&#8217;espèces aquatiques &#8211; y compris les déplacements verticaux, la profondeur des plongées pouvant être déduite de la pression ambiante. En particulier, un lien entre les populations de thons rouges des côtes américaines et celles de Méditerranée a été récemment documenté. Ce qui nécessite, pour éviter un effondrement de l&#8217;espèce, des politiques de régulation des prises menées en bonne intelligence, du golfe du Mexique jusqu&#8217;au large de la Grèce&#8230; Le suivi des espèces menacées ou surexploitées permet en outre de déterminer leurs lieux de reproduction et ainsi d&#8217;établir des zones de protection.</p>
<p>La capacité des nouvelles balises à communiquer sur leur environnement ouvre aussi des perspectives inattendues. &#8220;Les éléphants de mer, par exemple, lorsqu&#8217;ils sont équipés d&#8217;une balise, nous permettent de connaître la température et la salinité de l&#8217;eau aux profondeurs auxquelles ils plongent c&#8217;est-à-dire jusqu&#8217;à 1 000 à 2000 mètres, explique M. Weimerskirch. Cela permet de compléter les données du réseau océanographique Argo (bouées dispersées sur l&#8217;ensemble des mers du globe pour relever les paramètres physico-chimiques de l&#8217;eau sur les premiers 1 500 mètres de profondeur).&#8221; Ce qui s&#8217;avère bien utile puisque ledit réseau Argo est &#8220;peu déployé dans l&#8217;océan Austral&#8221;. La faune n&#8217;est alors plus seulement objet d&#8217;étude. Par un amusant retournement des choses, elle peut aussi devenir instrument de mesure océanographique&#8230;</p>
<p>La modernisation du système Argos ne tient pas seulement aux progrès réalisés par les concepteurs de balises. Elle repose aussi sur la capacité de l&#8217;ensemble du dispositif à traiter une quantité de données en constante augmentation. Depuis 2006, le système est progressivement transformé et passe de sa deuxième à sa troisième génération. Le CNES n&#8217;en reste pas là. &#8220;Nous venons de décider de lancer la quatrième génération à partir de 2014, ce qui nous amènera jusqu&#8217;en 2022&#8243;, précise ainsi M. Margery.</p>
<p>Stéphane Foucart</p>
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		<title>Commercial and military craft share a ride on Ariane 5 (SpaceFlightNow)</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 05:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>trescolsclips</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ariane(space)]]></category>
		<category><![CDATA[ariane]]></category>

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		<description><![CDATA[Continuing an enviable string of success, the Ariane 5 team flew its fifth rocket of the year Thursday night topped with a high performance Spanish broadcasting satellite and a secure German military communications craft.
Liftoff into clear skies occurred precisely on time at 2159 GMT (5:59 p.m. EDT) from the Guiana Space Center on the northeastern [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=trescolsclips.wordpress.com&blog=48685&post=629&subd=trescolsclips&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Continuing an enviable string of success, the Ariane 5 team flew its fifth rocket of the year Thursday night topped with a high performance Spanish broadcasting satellite and a secure German military communications craft.<span id="more-629"></span></p>
<p>Liftoff into clear skies occurred precisely on time at 2159 GMT (5:59 p.m. EDT) from the Guiana Space Center on the northeastern shore of South America.</p>
<p>The Ariane soared eastward on a powered flight lasting nearly 25 minutes to the targeted geosynchronous transfer orbit.</p>
<p>After the cryogenic engine of the upper stage completed firing, the rocket performed a series of autonomous maneuvers to deploy Amazonas 2, a commercial telecommunications spacecraft to cover the Americas, and COMSATBw 1, an orbiting relay platform for the German Ministry of Defence.</p>
<p>&#8220;I think you have seen a perfect launch,&#8221; Jean-Yves Le Gall, chairman and CEO of Arianespace, told his customers observing the flight in the control center.</p>
<p>The Ariane achieved a highly elliptical orbit stretching 22,345 miles at its farthest point from Earth and 155 miles at the nearest. The satellites will use their onboard engines to circularize the orbit and reach geostationary slots, with Amazonas 2 planning three burns and COMSATBw 1 needing four maneuvers over the next several days.</p>
<p>EADS Astrium built Amazonas 2 spacecraft using the Eurostar E3000 model offering. The 12,000-pound satellite is equipped with 54 Ku-band and 10 C-band transponders for communications services to North, Central and South America.</p>
<p>&#8220;Amazonas 2 is the most powerful satellite built by Astrium up to now,&#8221; said Antonio Abad, the Amazonas 2 spacecraft mission director.</p>
<p>Satellite operator HISPASAT, headquartered in Madrid, will add Amazonas 2 into its fleet of communications spacecraft. The commercial success of the company&#8217;s Amazonas 1 satellite, deployed in 2004, prompted development of this follow-on powerhouse spacecraft.</p>
<p>Amazonas 2 has 25 percent more transponders, 60 percent more power while only having 20 percent more mass than Amazonas 1, Abad said.</p>
<p>&#8220;With Amazonas 2, HISPASAT doubles its capacity over America and consolidates its leadership on this continent,&#8221; said Petra Mateos-Aparicio, president of HISPASAT.</p>
<p>&#8220;It is a technologically advanced, high performance satellite that allows HISPASAT to increase its range of high quality communications services. With its 64 transponders, Amazonas 2 is the largest satellite with pan-American coverage and it positions HISPASAT as the benchmark satellite operator in Spanish and Portuguese speaking markets.&#8221;</p>
<p>Amazonas 2 will be parked in geostationary orbit at 61 degrees West longitude. It can reach from Alaska to Tierra del Fuego.</p>
<p>COMSATBw 1 is the first of two such satellites that will be launched in a program for the German Armed Forces&#8217; own military communications architecture.</p>
<p>Secure and reliable transmissions via this satellite, plus the sister-craft going up early next year, will enable voice and data relay, video and multimedia broadcasting.</p>
<p>&#8220;Troops in the field will have better connection back to home and within the field. Better connection means higher data rates, more services, better services, more robust communication and greater flexibility,&#8221; said Ludwig Laux, chief technical officer MILSAT Services, the prime contractor the satellite system.</p>
<p>Constructed around Thales Alenia Space&#8217;s Spacebus 3000B design, the 5,400-pound craft has four super-high-frequency and five ultra-high-frequency transponders. It will be positioned at 63 degrees East longitude.</p>
<p>The two-satellite network will cover a zone stretching from the Americas to the Far East, providing an independent communications link between the German government, military leaders and their deployed forces.</p>
<p>Thursday&#8217;s launch was the 33rd consecutive success for the heavy-lift Ariane 5 vehicle, including five missions just this year.</p>
<p>&#8220;From the beginning of the year, we have launched seven commercial satellites and two astronomical satellites, Herschel and Planck,&#8221; Le Gall said.</p>
<p>Arianespace&#8217;s next Ariane 5 rocket has been stacked atop a mobile launching platform in preparation to receive its dual communications satellite cargo &#8212; the SES World Skies&#8217; NSS 12 for coverage across the Eastern Hemisphere and Telenor&#8217;s Thor 6 to serve the Nordic countries. That launch is targeted for October 29.</p>
<p>What&#8217;s more, the rocket slated to fly the year&#8217;s seventh and final flight has arrived at the launch site from Europe to begin assembly for its December blastoff.</p>
<p>&#8220;So as you can see, the end of the year is going to be very busy with two other launches&#8230;and 2010 will continue at the same pace,&#8221; said Le Gall.</p>
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